Analytique, complet, indépendant
Bannière
 
SOCIAL / Partenaires sociauxImprimer l'article | Imprimer cet article

Partenaires sociaux

Une nouvelle journée d’action syndicale prévue le 29 février

Par Sophie Petitjean | mercredi 25 janvier 2012

Le futur traité budgétaire, qui sera discuté au sommet européen informel du 30 janvier, est «  anti-démocratique, tant sur le fond que sur la forme ». Tel est le message adopté le 25 janvier par le comité de direction de la Confédération européenne des syndicats (CES) et qui a été défendu lors d’un rassemblement syndical, le même jour à Bruxelles. Dans la foulée, la CES a d’ores et déjà annoncé une journée européenne d’action syndicale le 29 février, à la veille du sommet européen de printemps. «  Les syndicats européens se mobilisent pour dire que ‘trop, c’est trop’. Les mesures d’austérité ne sont pas la seule réponse à la crise. Au contraire, elles causent des dégâts terribles » a déclaré Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES.

Le rassemblement syndical du 25 janvier a rallié une cinquantaine de responsables syndicaux, réunis à midi devant le Conseil (bâtiment Justus Lipsus, à Bruxelles). L’objectif était de dénoncer le traité international qui doit être discuté par les chefs d’État et de gouvernement, le 30 janvier. «  Le traité n’offre pas de solution. Au contraire, il est un frein à la croissance et à l’Europe sociale », pouvait-on lire ça et là sur des banderoles. Les syndicats dénoncent un problème de forme et de fond.

Sur la forme, ils dénoncent la manière non démocratique avec laquelle le traité a été préparé, c’est-à-dire sans consultation des partenaires sociaux. Sur le fond, ils critiquent les conséquences du nouveau texte sur la démocratie sociale dans l’UE.

«  Au-delà de la procédure non démocratique, c’est le contenu qui dérange dans le sens où il institutionnalise l’austérité et affaiblit nos marges de négociations. Ce traité budgétaire ne va provoquer qu’une seule chose : le rejet de l’UE et la promotion des mouvements nationalistes », a affirmé le Français Bernard Thibault, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT).

Au lieu de l’austérité, la CES prône une stratégie axée sur l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE), l’introduction d’obligations européennes, la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, la fin de l’évasion fiscale, des règles minimums pour la taxation des entreprises ainsi que des règles sociales qui protègent les entreprises. Elle appelle d’ailleurs tous ses membres (82 organisations syndicales dans 36 pays européens ainsi que 12 fédérations basées sur l’industrie) à soutenir ce message et à se mobiliser le 29 février pour une journée d’action syndicale.



Copyright © 2008 Europolitics. Tous droits réservés.
cover