Analytique, complet, indépendant
Bannière
 
SOCIAL / Education & formationImprimer l'article | Imprimer cet article

Enseignement supérieur

Les leçons de la Commission pour un enseignement modernisé

Par Sophie Petitjean | mardi 20 septembre 2011

En vue d’atteindre les objectifs « éducation » de la stratégie Europe 2020, la Commission européenne suggère aux États membres et aux institutions d’enseignement supérieur d’améliorer la qualité des programmes, d’encourager la mobilité et la recherche, de faciliter les coopérations et d’assurer l’efficacité du financement. Elle s’engage de son côté à respecter ses promesses, y compris établir un classement pluridimensionnel des universités, qui aidera les étudiants à mieux choisir des études adaptées, ainsi qu’un dispositif de garantie de prêts pour les étudiants, dans le cadre d’Erasmus for Masters.

Ce sont quelques-unes des mesures qui figurent dans la nouvelle stratégie européenne sur la « modernisation et l’aptitude de l’emploi au cœur de la nouvelle stratégie de réforme de l’enseignement supérieur », publiée le 20 septembre. L’objectif de ce nouvel agenda est d’augmenter le nombre de diplômés, d’attirer un plus large échantillon de la société vers l’enseignement supérieur et de réduire le décrochage en cours d’études. «  Notre succès dépendra des compétences, des connaissances et des capacités d’innovation de la population d’Europe. C’est pour cela que la Commission propose cette stratégie, pour améliorer le nombre d’étudiants diplômés, la qualité de l’éducation et la contribution que les établissements peuvent apporter pour aider l’économie à sortir plus forte de la crise », a commenté la commissaire Androulla Vassiliou (éducation, culture, multilinguisme et jeunesse).

La stratégie UE 2020 prévoit de porter à 40 % au moins le nombre des 30-34 ans titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur d’ici la fin de la décennie (contre 33,6 % en 2010).

DOMAINES D’ACTION PRIORITAIRES

La Commission juge d’abord que l’investissement total dans l’enseignement supérieur en Europe est trop faible. En 2008, le niveau moyen de dépenses directes dans l’enseignement supérieur dans l’UE a été de 1,3 % du PIB, soit beaucoup moins qu’aux États-Unis (2,7 %) et qu’au Japon (1,5 %). Dans ce contexte, elle appelle les États membres et les institutions d’enseignement supérieur à veiller à l’efficacité du financement, en conférant plus d’autonomie à la gestion de l’enseignement supérieur.

La Commission propose ensuite d’améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement supérieur, afin que les programmes d’études répondent aux besoins des individus, du marché du travail et des carrières de l’avenir. L’excellence dans l’enseignement et la recherche devraient en ce sens être stimulés et valorisés, estime l’exécutif européen qui recommande de former davantage de chercheurs en vue de préparer le terrain pour les industries de demain.

Enfin, la Commission suggère d’encourager la formation à l’étranger et la coopération transnationale. Elle s’engage à collecter des statistiques en matière de mobilité, de taux de réussite et d’emploi et va proposer, entre autres, un dispositif de garantie de prêts pour la mobilité des étudiants en master ainsi qu’un cadre de qualité pour les stages.



Copyright © 2008 Europolitics. Tous droits réservés.