Analytique, complet, indépendant |
|
SOCIAL / CultureImprimer l'article | ![]() ReligionL’UE débat de la démocratie avec les dignitaires religieuxPar Sophie Petitjean | lundi 30 mai 2011
La septième rencontre des responsables religieux avec les institutions européennes a porté cette année sur les droits et libertés démocratiques sur fond de printemps arabes. Une vingtaine de hauts représentants des religions chrétienne, juive et musulmane et des communautés bouddhistes ont en effet discuté le 30 mai avec les présidents José Manuel Barroso (Commission), Herman Van Rompuy (Conseil européen) et Jerzy Buzek (Parlement) des moyens d’établir un partenariat pour la démocratie et d’œuvrer pour une prospérité partagée en Europe et chez ses voisins, en promouvant les droits et les libertés. « Le peuple arabe se libère. C’est bien sûr leur révolution, mais ce sont nos valeurs communes, a déclaré le président du Conseil européen. Cela prouve que l’islam ne s’oppose pas à la démocratie. Cela montre également que les attentes vis-à-vis de l’UE sont énormes, sachant que nous sommes leurs voisins les plus proches ». L’engagement de l’UE envers ses voisins de la Méditerranée a été largement souligné par les hauts dignitaires. Ceux-ci se sont félicités du partenariat pour la démocratie et pour une prospérité partagée proposé le 8 mars par la Commission, qui prévoit notamment un soutien ciblé à la mutation démocratique et au renforcement des institutions en mettant l’accent sur les droits de l’Homme. Ils ont cependant exprimé de vives préoccupations sur l’après-révolution : « Nous vivons une époque intéressante après le printemps arabe, j’espère que ce printemps débouchera sur un été et pas sur un hiver froid et rigoureux », a déclaré le Rabin moscovite, Pinchas Goldschmidt, soucieux de préserver les libertés religieuses dans ces pays. Au total, treize États membres de l’Union (Royaume Uni, Allemagne, Suède, Hongrie, France, Belgique, Autriche, Italie, Roumanie, Grèce, Chypre, Pologne et Pays-Bas) et deux pays tiers (Russie et Bosnie Herzégovine), étaient représentés à Bruxelles. Cette rencontre annuelle a été instituée en 2005 par le président Barroso et est aujourd’hui renforcée par le traité de Lisbonne, qui prévoit « un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les religions, les Églises et les communautés de conviction ». |
|



Capitale européenne de la culture 2018 -
