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SOCIAL / Partenaires sociauxImprimer l'article | ![]() Confédération européenne des SyndicatsCongrès : nouveau secrétaire général et débat sur la GrècePar Eric van Puyvelde | mardi 17 mai 2011
Si la Confédération européenne des Syndicats (CES) tient son Congrès à Athènes - il s’est ouvert le 16 mai et se clôture le 19 - c’est parce que « la Grèce, qui est le berceau de la civilisation européenne, est maintenant le berceau de la crise économique européenne », a déclaré le secrétaire général de la CES John Monk. Ce Britannique de 66 ans quitte d’ailleurs son poste à cette occasion. Il siégera à la chambre des Lords pour le parti travailliste et sera remplacé à la tête de la CES par la Française Bernadette Ségol, 62 ans, secrétaire générale de la Fédération européenne Communications, Banques UNI-Europa, qui a fait toute sa carrière syndicale à la CES à Bruxelles. Lors de leur Congrès, les syndicats doivent se pencher sur la crise grecque, avec une analyse du plan de sauvetage convenu en échanges des aides financières. « Certaines des raisons (de l’origine de la crise) peuvent être mises au compte de la Grèce - en particulier la difficulté à collecter les impôts -, mais les termes de l’aide accordée par l’UE et la zone euro (prêt de 110 milliards d’euros accordé en mai 2010 jusqu’en 2013 et initialement remboursable en trois ans) ont été trop durs », a estimé M. Monks. Il a prôné une « solution généreuse », notant que la CES était favorable à « une forme de restructuration de la dette grecque » passant par une réduction des remboursements étalés sur une période plus longue. Il a aussi fustigé les agences de notation qui entourent le pays comme des « requins »et critiqué les pays membres de la zone euro qui estiment que les Etats endettés doivent être « punis autant qu’aidés » et imposent une austérité généralisée, alors que le « sauvetage des banques a, lui, semblé facile à organiser ». D’une manière générale, la CES entend, lors de ce 12ème Congrès, débattre de la stratégie que le mouvement syndical européen doit adopter pour contrer l’attaque brutale qui a lieu en Europe contre les droits et les conditions des travailleurs. Dans un communiqué, elle note que « les salaires et l’autonomie des négociations collectives sont directement menacés par les mécanismes du « Pacte euro-plus » : le coût unitaire de la main-d’œuvre va devenir le critère de référence pour faire baisser les salaires et le pouvoir d’achat des travailleurs. Les pressions pour plus de flexibilité, pour l’abolition des systèmes d’indexation des salaires et pour faire passer les négociations collectives du niveau national au niveau de l’entreprise complètent cet inquiétant tableau ». L’UE, ajoute le texte, doit combattre la montée de la droite eurosceptique et nationaliste qui la ruinerait si jamais elle arrivait au pouvoir. Et, en démocratie, cela signifie que l’UE doit agir en faveur des travailleurs, pas seulement être porteuse de nouvelles sinistres et imposer une discipline rigoureuse. La CES, qui réunit 82 confédérations venant de 36 pays européens, se réunit en congrès tous les quatre ans. |
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Les prestataires de services en escale se rendront à Strasbourg -
