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Dialogue social

Sommet social tripartite : priorité à la formation des jeunes

Par Sophie Petitjean | lundi 17 octobre 2011

Il est urgent de restaurer la confiance mutuelle dans la zone euro, ont souligné d’une seule voix les partenaires sociaux à l’occasion du sommet social tripartite le 17 octobre. En prévision du Conseil européen du 23 octobre, les syndicats et les employeurs ont exprimé leurs vives inquiétudes sur l’évolution actuelle de la conjoncture économique. Les partenaires sociaux ont plus particulièrement mis en exergue la situation des jeunes, premières victimes de la crise.

Selon le suivi mensuel du marché du travail, plus d’un jeune sur cinq souhaitant travailler est au chômage à dans l’UE. «  Au vu des résultats de notre eurobaromètre, les PME ont de faibles attentes en ce qui concerne l’emploi, qui ne devrait pas augmenter au cours du prochain semestre. Les petites compagnies ne peuvent pas espérer embaucher dans le climat économique actuel, sans des règles adéquates du marché du travail et sans les compétences qu’il requiert. C’est pourquoi nous soutenons le renforcement des systèmes de formation professionnelle et l’apprentissage », a déclaré Andrea Benassi, secrétaire général d’UEAPME, soutenu par les autres partenaires sociaux.

Dans cette optique, Business Europe a dit soutenir l’initiative « Des perspectives d’emploi pour les jeunes », que la Commission présentera dans les semaines à venir. Cette initiative vise à répondre aux inquiétudes des jeunes qui ne trouvent pas de travail, en leur offrant des possibilités d’apprentissage ou des stages.

Mais derrière cette relative unité, les partenaires sociaux sont divisés sur les mesures spécifiques à adopter pour sortir de la crise. Les syndicats européens ont réaffirmé leur appel en faveur d’un New Deal européen, qui s’appuierait sur un système fiscal juste. Ils ont également plaidé pour une solidarité économique entre les États membres et se sont opposés au démantèlement des conventions collectives dans les États membres en difficulté.

Les employeurs, de leur côté, se sont concentrés sur les mesures de relance en faveur des entreprises. L’UEAPME a souligné que «  l’évolution des salaires insoutenable joue un rôle dans la création des déséquilibres actuels de la zone euro ». Le Centre européen des entreprises à participation publique et des entreprises d’intérêt économique général (CEEP) a mis en garde contre une consolidation budgétaire menaçant les services publics essentiels. Et Business Europe a appelé à sauver l’euro et à renforcer la gouvernance. Dans la foulée, les employeurs privés se sont opposés à une taxe sur les transactions financières et à l’introduction d’exigences de solvabilité des régimes de retraite professionnels.

L’UE COMPREND LES INDIGNÉS

Les participants à la réunion se sont également exprimés sur les manifestations des indignés, qui se sont multipliées ces dernières semaines dans toute l’UE. Pour le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, les préoccupations de ces jeunes sur la croissance et l’emploi sont légitimes. «  Nous comprenons que les mesures prises dans de nombreux pays ne sont pas populaires mais elles sont indispensables pour préserver l’avenir ». Et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, d’ajouter : «  Bon nombre des préoccupations de ces jeunes sont essentielles pour la communauté globale. (…) L’indignation en tant que telle n’est pas une solution. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est une solution qui permette de rétablir la confiance, via une consolidation budgétaire, les réformes structurelles et les mesures pour la croissance » a-t-il conclu.

Derrière cette relative unité, les partenaires sociaux sont divisés sur les mesures spécifiques à adopter

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