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SOCIAL / Education & formationImprimer l'article | ![]() Enseignement supérieurLes universités victimes de la crisePar Dafydd ab Iago | mercredi 26 mai 2010
Alors qu’elles sont au coeur des objectifs ambitieux de l’UE en matière d’éducation supérieure, les universités européennes sont confrontées à une vague de réductions budgétaires. Un rapport que vient de publier European University Association (EUA) montre que la crise a un impact négatif croissant sur les organismes nationaux d’enseignement supérieur. Le rapport fait état de craintes que l’on assistera à une seconde vague de coupes sombres dans les mois à venir. Dans ce contexte, l’EUA appelle les gouvernements européens à s’engager à investir 3 % de leur PIB dans la recherche (objectif de Barcelone) et 2 % dans l’éducation supérieure (objectif récemment proposé par la Commission). Le rapport a été publié le 26 mai, alors que les ministres de la recherche des Vingt-sept étaient réunis à Bruxelles. La Lettonie, par exemple, après une première réduction de 48 % du financement de l’éducation supérieure en 2009, a procédé en 2010 à une nouvelle réduction de 18 %. L’EUA épingle les réductions prévues par l’Italie de 5 % à 10 % sur trois ans, de même qu’en Irlande, au Royaume-Uni, en Estonie, en Lituanie et en Roumanie. Des coupes allant jusqu’à 5 % ont également été enregistrées en République tchèque et en Pologne ainsi que dans plusieurs pays candidats d’Europe du sud-est, notamment la Croatie et la Serbie. Le rapport de l’EUA explique aussi que certains gouvernements reviennent sur des engagements pris en faveur d’une augmentation du financement de l’enseignement supérieur. Ainsi, le gouvernement hongrois a annulé un projet de 2007 d’augmentation du financement global des universités ; les universités hongroises disposeront d’une aide réduite de 15 % par rapport à ce qui avait été prévu. De même, la communauté flamande de Belgique a bloqué l’augmentation de 10 % qu’elle avait prévue. « Pour que les universités puissent remplir pleinement leur rôle et aider les économies européennes à sortir de la récession, les politiques doivent s’engager à investir massivement les deniers publics dans l’enseignement supérieur et la recherche », a déclaré l’EUA. France et Allemagne Allemagne et France comptent parmi les rares pays qui ont tenu leurs engagements. Le gouvernement allemand a édgagé 800 millions d’euros de plus pour aider les étudiants de plus en plus nombreux jusqu’en 2015. Il investira aussi 2,7 milliards d’euros entre 2012 et 2015 dans une initiative d’excellence et augmentera de 5 % par an le soutien financier jusqu’en 2015 au Pacte pour l’innovation et la recherche. La France a augmenté le financement octroyé à l’enseignement supérieur en investissant près de 30 milliards d’euros en 2010 dans des domaines prioritaires. Près de 11 milliards d’euros financeront l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et 8 milliards d’euros, le développement de la recherche. Les fonds restants serviront à la création ou à la restructuration de campus universitaires. |
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