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Education

Les inégalités hommes-femmes restent préoccupantes

Par Dafydd ab Iago | mardi 08 juin 2010

Les différences liées au sexe persistent tant dans le choix des études que dans le niveau d’instruction atteint, les stéréotypes traditionnels demeurant un obstacle majeur à l’égalité hommes-femmes dans l’éducation, conclut un rapport publié par la Commission européenne le 7 juin.

L’étude, qui s’appuie sur les travaux du réseau Eurydice et qui porte sur les données de 29 pays, montre aussi que peu d’Etats considèrent de problème comme une priorité politique, à l’exception de la région flamande en Belgique, de l’Irlande et du Royaume-Uni (1). La Commission déplore que peu de pays appliquent des programmes spécifiques pour améliorer les compétences des garçons en lecture et celles des filles en mathématiques et en sciences (Autriche, Angleterre).

« Le personnel scolaire est très majoritairement féminin, mais les systèmes éducatifs sont dirigés par des hommes. La plupart des diplômés sont des filles et les abandons scolaires sont plus nombreux chez les garçons. Nos politiques en matière d’égalité hommes-femmes doivent tenir compte de ces réalités », a déclaré la commissaire à l’Education, Androulla Vassiliou. Le rapport confirme que les filles obtiennent des taux de réussite plus élevés que les garçons dans les examens de fin d’études. Les garçons, quant à eux, sont plus nombreux à quitter prématurément l’école ou à redoubler une classe. Les performances des garçons en lecture sont généralement moins bonnes que celles des filles alors que ces dernières font moins bien en mathématiques dans environ un tiers des systèmes d’éducation européens. Néanmoins, le contexte socio-économique reste le facteur le plus important.

L’étude souligne aussi le manque d’initiatives visant à réduire les différences dans les résultats obtenus par les garçons et les filles. Les faibles résultats des garçons ne constituent une priorité de l’action publique que dans quelques pays. «  Les politiques impliquent généralement la promotion de nouveaux styles d’apprentissage et d’enseignement qui motivent les garçons, ou qui améliorent les ratios élèves-professeur » selon le rapport.

La Commission souligne que «  l’objectif premier est de battre en brèche les stéréotypes et le partage traditionnel des rôles masculins et féminins, mais il s’agit aussi de renforcer la représentation des femmes dans les instances de décision, de contrecarrer les schémas classiques concernant le niveau d’instruction atteint par les garçons et les filles, ou encore de lutter contre le harcèlement lié au sexe en milieu scolaire  ».

Dans la quasi-totalité des pays, la population d’étudiants et de diplômés est essentiellement constituée de femmes, lesquelles sont majoritaires dans les domaines de l’éducation, de la santé et du bien-être, des sciences humaines et des arts. Les hommes, quant à eux, ont pour secteurs de prédilection l’ingénierie, l’industrie de transformation et la construction.


(1) L’étude couvre tous les Etats membres de l’UE moins la Bulgarie, plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.

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