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Politiques externes / Relations extérieuresImprimer l'article | ![]() UE/USA/Politique commercialeSix ex-représentants au Commerce plaident pour des accords sectoriels à l’OMCPar Brian Beary à Washington | mardi 10 avril 2012
A l’heure où l’UE et ses partenaires réfléchissent à la marche à suivre après l’échec des négociations commerciales multilatérales de Doha, six anciens représentants américains au Commerce ont donné leur point de vue sur une sortie de cette impasse. Plusieurs d’entre eux ont suggéré d’actualiser et d’étendre les accords sectoriels existants à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en particulier l’Accord de 1996 sur la technologie de l’information (ATI). Au Centre for Strategic and International Studiesde Washington, le 6 avril, Charlene Barshefsky, représentante au Commerce du président Bill Clinton, a épinglé comme thèmes d’action les accords existants sur les services financiers, et les futurs accords sur les biens et services environnementaux, la pêche et la biotechnologie. Elle a aussi recommandé que l’UE et les Etats-Unis concluent avec la Chine des accords d’investissements bilatéraux pour mieux protéger les droits de propriété intellectuelle de leurs sociétés. Une « question centrale », selon elle, car les entreprises américaines et européennes subissent une pression croissante pour qu’elles transfèrent la technologie à la Chine, comme condition d’accès aux marchés chinois. UN ALE UE/ETATS-UNISSur le front bilatéral UE/Etats-Unis, les orateurs ont plaidé pour la conclusion d’un accord de libre-échange (ALE). Carla Hills, représentante au Commerce du président George H. W. Bush, a estimé que cet accord bilatéral, que l’UE et les Etats-Unis envisagent de négocier, réduirait les subventions agricoles de part et d’autre de l’Atlantique. Elle a invité l’UE et les Etats-Unis à prendre comme modèle l’ALE Etats-Unis/Corée du Sud qui vient d’entrer en vigueur en mars. Clayton Yeutter, de l’ère Reagan, a estimé que les Européens et les Américains pouvaient gérer l’agriculture dans un accord bilatéral car leurs politiques se sont rapprochées ces dernières années. Cela dit, Clayton Yeutter a noté que dans le cadre de la négociation d’un Farm Bill (l’actuel prendra fin en septembre 2012) le Congrès pourrait réduire les formes de subventions qui faussent le moins le commerce : les aides directes. Il a été reproché à Barack Obama d’avoir délaissé le commerce. William Brock, un autre représentant au Commerce de Ronald Reagan, a déclaré toujours attendre une politique commerciale de la part d’Obama. Susan Schwab, représentante sous la présidence de George W. Bush, a estimé que « le leadership comptait » et noté que les Américains soutenaient moins la libéralisation des échanges en campagne électorale lorsque les candidats dépeignaient le commerce en termes négatifs. Si les négociations de l’OMC sont bloquées, Mme Schwab a déclaré que toutes les routes devaient mener à un renforcement du système multilatéral. Charlene Barshefsky a estimé que s’il était normal qu’Obama consacre ses premières années à la politique intérieure, « il aurait été avisé pour son Administration d’axer son cabinet » sur le commerce. |
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