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Politiques externes / USA-UE Sécurité alimentaireImprimer l'article | ![]() Contrôles de sécuritéLa lutte contre le bioterrorisme ralentit les exportationsPar Brian Beary | jeudi 25 juin 2009
La lutte contre le bioterrorisme a affecté les exportations de plusieurs denrées alimentaires de l’UE vers les Etats-Unis. Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont fait craindre une attaque bioterroriste, notamment par la diffusion délibérée d’anthrax. Une attaque à l’anthrax a eu lieu à une petite échelle à l’automne 2001 et a fait plusieurs morts. Les enquêteurs américains ont conclu à la responsabilité d’un expert scientifique du gouvernement américain. Cet homme, qui s’est suicidé en 2008 pour éviter les poursuites pénales, voulait apparemment sensibiliser le public au danger d’une attaque bioterroriste. Les mesures de sécurité ont porté sur les lots d’aliments expédiés généralement par conteneurs, de l’Europe vers les Etats-Unis. Un programme informatique est désormais utilisé pour identifier les lots susceptibles de présenter un danger. Les lots à risque sont stoppés et contrôlés par des agents des douanes. Mais, selon un fonctionnaire européen, « il arrive souvent que certains chargements soient retenus sans raison valable ». Par exemple, les lots peuvent être bloqués parce que leur destination finale est inconnue au moment du chargement, même s’il est de pratique courante que certains aliments périssables, comme les fromages, ne soient vendus qu’en haute mer, ou bien encore les lots sont bloqués parce qu’un négociant de la chaîne d’approvisionnement a un nom musulman. Les retards posent problème. Il peut falloir jusqu’à quatre semaines pour obtenir les résultats des tests de laboratoire effectués sur les produits qui, au bout de ce laps de temps, risquent de ne plus être assez frais pour être mis sur le marché. « Lorsque c’est un ordinateur et non un être humain qui procède à la sélection, le même problème peut se reproduire à l’infini, » a ajouté le fonctionnaire européen. Dans le cas de différends commerciaux portant sur le boeuf aux hormones ou les volailles chlorées (voir articles séparés), les parties concernées peuvent facilement faire connaître leur point de vue, mais lorsqu’il s’agit de mesures de sécurité visant à contrer une attaque terroriste, la publicité n’est pas de mise. ALIMENTS EN CONSERVEPar ailleurs, le manque de reconnaissance mutuelle entre les partenaires transatlantiques ne facilite pas la vie des exportateurs européens d’aliments en conserve. Comme avec le secteur des produits laitiers de niveau A (voir article séparé), les lois américaines visant à garantir des niveaux infimes d’acides et de bactéries dans les produits en conserve sont extrêmement contraignantes. « Les lois américaines remontent aux années 1930 et n’ont jamais été amendées. Elles visent un objectif justifié : arrêter les bactéries. Mais ces lois ne tiennent aucun compte des normes européennes de sécurité alimentaire qui évitent déjà ce problème », déplore un fonctionnaire européen. Vu les difficultés rencontrées par les Européens pour concurrencer les producteurs d’aliments en conserve des pays émergents, ce nouvel obstacle n’est pas le bienvenu. |
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Un règlement tracassier sur la pasteurisation -
