Analytique, complet, indépendant |
|
Economie & monnaie / Politiques économiquesRevenir à la liste des résultats | Imprimer l'article | ![]() La situation de la Grèce se glisse dans l’ordre du jour du SommetPar Sarah Collins | mardi 09 février 2010
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE n’échapperont pas à la question grecque durant leur Sommet extraordinaire du 11 février. Pour la première fois la Commission européenne a fait usage du pouvoir que lui confère le traité de Lisbonne (article 121) en décidant le 3 février dernier de placer la Grèce sous surveillance (le pays doit soumette un rapport quasi tous les mois sur la mise en oeuvre de mesures de réduction de son déficit). Des sources grecques n’ont pu indiquer ce que sera l’intervention du Premier ministre grec George Papandreou à la réunion, mais nombreux sont ceux qui pensent qu’il présentera une sorte de mise à jour a ses partenaires européens. En reconnaissant, en octobre dernier, que l’office grec des statistiques n’avait pas fourni à Eurostat toutes les données sur ses dépenses - dans le cadre du rapport annuel que chaque Etat doit fournir à l’Office européen des statistiques comme l’exige le Pacte de stabilité et de croissance - la Grèce a inquiété les marchés européens. La révision à la hausse du chiffre de son déficit public - 12,7 % du PIB - l’a placée en tête des pays en déficit excessif. Au point que certains redoutent que la Grèce ne se retrouve en situation de ne plus pouvoir emprunter. En déclarant publiquement leur confiance dans le plan d’austérité grec et en rejetant les allégations de sauvetage communautaire, les chefs d’Etat et de gouvernement - et M. Papandreou en particulier – seront invités à rassurer les marchés sur le fait qu’ils en font assez pour assurer la stabilité de l’euro. Mais les inquiétudes concernent aussi le Portugal et l’Espagne. La crainte de voir ces deux autres membres de la zone euro connaître un scénario comparable - avoir du mal à emprunter pour financer déficits et dette - a fait plonger les marchés boursiers. En outre, l’Italie et l’Irlande ne sont pas à l’abri des inquiétudes monétaires. Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a conseillé, le 4 février dernier, à tous les membres de la zone euro de « bien se comporter », brandissant le spectre des sanctions à l’encontre des Etats désobéissants. De son côté, le groupe PPE du Parlement européen a demandé un débat en plénière sur la situation de la Grèce, soulignant la « grave situation de l’euro et les problèmes financiers de certains Etats membres au sein de la zone euro ». « Dans sa situation actuelle, ce dont la Grèce a besoin plus que jamais c’est de la crédibilité du marché. Cette crédibilité lui permettra de trouver le financement nécessaire pour sortir de la crise. Mais la Grèce n’est pas le seul pays confronté à des problèmes », a déclaré le Français Jean-Paul Gauzès. Finances publiques de la Grèce Déficit budgétaire 2009 : 12,7 % du PIB (limite UE : 3 %) Dette publique 2009 : 120,4 % du PIB (limite UE : 60 %) Exigences en matière d’emprunts 2010 : 53,2 milliards d’euros |
|



Le contexte social tendu va peser sur le Sommet -
