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Politiques externes / Politiques externesRevenir à la liste des résultats | Imprimer l'article | ![]() Politique commercialePrague se fera le champion du libre-échangePar Sébastien Falletti | lundi 05 janvier 2009
La Présidence tchèque va se démarquer de son prédécesseur français en inscrivant en bonne place le libre-échange multilatéral et bilatéral à son programme. Prague compte traduire en actes le slogan de sa présidence « Europe sans barrières ». Elle est déterminée à ressusciter le cycle de Doha, abolir les barrières au commerce transatlantique et donner un nouvel élan aux négociations avec les partenaires émergents tels que la Corée du Sud. Prague appuiera fermement les efforts de libéralisation de la commissaire au Commerce Catherine Ashton. Une politique proactive dans laquelle risquent de ne pas se retrouver de grands Etats membres comme l’Allemagne et la France. Raviver le Cycle de Doha, les négociations multilatérales lancées à l’OMC en 2001, sera probablement la première tâche de la présidence, mais aussi une véritable gageure. Suite à l’ impulsion du Sommet du G20, le 15 novembre à Washington, les acteurs clés ont redoublé d’efforts pour relancer les négociations. Le directeur général de l’OMC Pascal Lamy a décidé, le 12 décembre, de renoncer à convoquer une ministérielle avant Noël, preuve qu’il reste bien des écarts à combler. Les Tchèques exploiteront un atout : le changement de locataire à la Maison-Blanche. L’administration Bush avait été un obstacle majeur à un accord multilatéral. Renforcer les relations transatlantiques est une priorité absolue pour Prague qui tentera d’engager le Président Barack Obama, auteur de signaux contradictoires sur le libre-échange. Beaucoup s’attendent à ce que le Congrès démocrate et la nouvelle Administration soient peu disposés à s’engager dans des négociations de libre-échange dans le contexte de récession. La Tchéquie compte donner du tonus au commerce transatlantique, via le Conseil économique transatlantique (CET). Moins de deux ans après son lancement en 2007, le CET - dont la finalité est la convergence réglementaire entre marchés européen et américain - fait l’objet de critiques, faute d’avoir débouché sur du concret. Son sort pourrait se décider lors de la prochaine réunion, sous la présidence tchèque. La Commission et Ottawa ont entamé en octobre la négociation d’un ambitieux partenariat économique bilatéral. Les deux parties débattent de la portée de l’accord futur. Une phase critique qui pourrait être bouclée sous la présidence tchèque, laquelle déciderait alors d’entrer dans le vif du sujet. Conclure un accord de libre-échange (ALE) avec la Corée du Sud reste le grand espoir de succès pour Prague. La négociation a commencé en mai 2007 et est aujourd’hui dans sa phase finale. L’UE et Séoul souhaitent conclure un accord au premier semestre 2009. Cet ALE serait le plus important que l’UE aura signé de son histoire. Mais les négociations butent pour l’instant sur les dossiers sensibles dont l’automobile et les règles d’origine. Prague envisage aussi de rouvrir le dossier des instruments de défense commerciale et de promouvoir une utilisation moins rigide des instruments antidumping. |
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Le programme environnemental tourné vers l’international -
