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SOCIAL / Présidence suédoiseImprimer l'article | ![]() Politique sociale/Présidence suédoiseUn regain d’intérêt pour les questions socialesPar Marianne Slegers | mercredi 01 juillet 2009
Après six mois de torpeur sociale sous présidence tchèque, la politique sociale et de l’emploi devrait connaître un nouvel élan sous la présidence suédoise. A la Commission européenne on souligne d’ailleurs que cette politique devrait retrouver sa vitesse de croisière après avoir tourné au ralenti pendant six mois. Dès les 8-9 juillet, les ministres de l’Emploi et des Affaires sociales se retrouveront à Jönköping pour une session informelle. Les Suédois ont l’intention de mettre l’accent sur l’insertion sur le marché du travail. La récession économique a des répercussions importantes sur les Etats membres de l’UE et contribue à l’affaiblissement du marché de l’emploi, avec une diminution du nombre de personnes actives et une forte hausse du chômage. Tous les pays membres sont atteints par la crise et tous doivent gérer les défis qu’engendre une population vieillissante, souligne la présidence suédoise. Dans ce contexte, il est important, selon les Suédois, de ne pas enfermer les citoyens dans des systèmes de sécurité sociale ou de pré-retraite. Selon eux, l’expérience vécue par certains Etats membres montre que le recours aux systèmes d’incapacité de travail et de pré-retraite, pour atténuer une hausse du chômage, est à la fois coûteux et contre-productif. « Il n’est pas acceptable qu’un Européen sur trois en âge de travailler soit au chômage ou en dehors du circuit régulier de l’emploi », a déclaré le ministre suédois de l’Emploi, Sven Otto Littorin. Près de 100 millions d’Européens en âge de travailler sont au chômage actuellement. La Suède souhaite également se concentrer sur les changements structurels rendus nécessaires par le vieillissement de la population de l’UE. LES PROPOSITIONS SUR LA TABLELa proposition de directive sur la mise en oeuvre du principe de l’égalité de traitement entre les personnes indépendamment de leur religion ou leurs convictions, de leur handicap, de leur âge ou de leur orientation sexuelle dans le domaine de l’accès aux biens et services a été proposée en juillet 2008. Les travaux sous présidence tchèque ont peu évolué, celle-ci n’ayant jamais caché ses réticences sur ce dossier. Stockholm y est en revanche très favorable, mais pas l’Allemagne. Vu les élections prévues cet automne en Allemagne, il est peu probable que la directive connaisse une issue favorable durant la présidence suédoise. Beaucoup s’accordent à reconnaître que les négociations sur cette proposition de directive vont prendre du temps. Autres dossiers sur la table : la proposition de directive sur l’application du principe de l’égalité de traitement entre hommes et femmes exerçant une activité indépendante et abrogeant la directive 86/613/CEE, dont objectif est de faciliter l’accès des femmes à l’entreprenariat et d’améliorer la position des conjoints aidants ; et la proposition de révision de la Directive 92/85/CEE visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes. Ces deux textes sont bloqués au niveau des groupes de travail du Conseil. Cet automne, l’importance de l’égalité des chances pour la croissance et l’emploi constituera une préoccupation majeure. L’Union européenne doit renforcer ses capacités pour mettre à profit le potentiel des femmes et des hommes et garantir ainsi croissance et développement. Ces préoccupations devraient se retrouver dans la prochaine stratégie de développement de l’Union, laquelle s’inscrit dans le suivi de la stratégie de Lisbonne. La Suède organisera en septembre à Stockholm une conférence sur la manière de renforcer la dimension femme homme dans la poursuite de la coopération européenne en faveur de la croissance économique, d’un relèvement du taux d’emploi et d’un renforcement de la compétitivité. Les conclusions de cette conférence serviront de point de départ aux conclusions que devrait adopter le Conseil européen de décembre. |
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Pour un encadrement plus strict de l’économie -
