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UE/Balkans

Le Kosovo dominera dans le dossier des Balkans

Par Joanna Sopinska | mercredi 02 juillet 2008

Les Balkans occidentaux ne figurent pas parmi les priorités de la présidence française, mais les activités diplomatiques du semestre devront, en tout état de cause, se concentrer sur la région et plus particulièrement sur le Kosovo.

Au cours des derniers mois, la présidence slovène a travaillé sans relâche pour rapprocher les pays des Balkans de l’UE. Elle a atteint la plupart de ses objectifs. Tous les pays de la région ont désormais le statut de pays associé. (1) Tous ces pays ont entamé des négociations avec l’UE en matière d’exemption ou de facilitation de visa. Et, s’agissant du Kosovo, grâce aux compétences diplomatiques de la Slovénie, la situation dans la région est restée calme après la déclaration d’indépendance du 17 février, aucun acte de violence grave n’ayant eu lieu entre la Serbie et le Kosovo.

Toutefois la Slovénie n’a pas pu garantir le respect du calendrier initialement prévu pour le déploiement de la mission EULEX au Kosovo, à la mi-juin. Selon les dernières estimations, EULEX n’atteindra sa capacité opérationnelle complète qu’à l’été. Il appartiendra donc à la France d’intensifier les efforts diplomatiques au niveau de l’ONU pour assurer une transition sans heurt entre la Mission des Nations unies (MINUK) et EULEX.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, où la France a un siège permanent avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine, reste très divisé à propos du Kosovo et du déploiement de la mission EULEX. Moscou, farouche opposant à l’indépendance du Kosovo, pense que la décision européenne de reprendre la relève de la MINUK dans le nouvel Etat kosovar est illégale et devrait être déclarée nulle et non avenue. Moscou fait pression sur le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, et tente de l’empêcher de donner son accord à cette mission européenne. Des efforts diplomatiques devront être déployés pour sortir de l’impasse et éviter un retard supplémentaire qui nuirait à la crédibilité de l’UE. Toutefois, Paris veut éviter la précipitation. « Nous anticiperons soigneusement nos initiatives en fonction de la situation sur le terrain et conformément à la position de la communauté internationale. Le déploiement complet reste notre objectif. En attendant, la France tâchera de garder la Serbie à bord», confie une diplomate française.

INTERROGATION SUR LA MACÉDOINE

Durant la deuxième partie du mandat français, l’UE devra décider de la date d’ouverture des négociations d’adhésion de la Macédoine. Parallèlement, le différend non résolu entre Skopje et Athènes au sujet du nom de la Macédoine divise les Etats membres. La France n’a pas l’intention d’interférer dans ces négociations menées sous l’égide de l’ONU. « Ces pays doivent s’entendre entre eux. Nous n’avons pas l’intention de nous impliquer dans le processus en cours», a indiqué un diplomate français.


(1) La Serbie a signé l’Accord de stabilisation et d’association le 26 avril et la Bosnie le 16 juin.

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