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Economie & monnaie / Présidence françaiseImprimer l'article | Imprimer cet article

UEM

La gouvernance économique en sourdine

Par Christophe Garach | mercredi 02 juillet 2008

L’avenir de la gouvernance de l’Union économique et monétaire (UEM) attendra. Le sujet n’est clairement plus une priorité de la présidence française. En dépit des critiques récurrentes de Nicolas Sarkozy à l’endroit de la Banque centrale européenne (BCE), Paris a manifestement renoncé à jeter de l’huile sur le feu. Si en coulisse le président français campe sur ses positions, l’idée d’organiser un Sommet spécial des chefs d’Etat de la zone euro a été abandonnée. « On ne peut commencer notre présidence par un sujet totalement polémique«, indiquait l’entourage présidentiel. En toile de fond : le refus de Berlin d’envisager un débat qui aborderait la question de l’indépendance de la BCE. Il est vrai que la position budgétaire de la France et la mise en garde de la Commission (Europolitique n°3558) ne lui assurait pas non plus un grand niveau de crédibilité.

Paris n’éludera pourtant pas totalement la question de la politique des changes, indique un diplomate : dans le cadre du débat lancé la par la Commission le 7 mai dernier à l’occasion du 10e anniversaire de l’UEM, la présidence entend profiter de plusieurs rendez-vous internationaux (le Sommet UE/Chine, notamment) pour accentuer la pression sur les pays dont la devise est clairement sous-évaluée. Quant au fonctionnement de la zone euro, c’est sous présidence française qu’une solution devra être envisagée sur le remplacement de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Eurogroupe, dans le cas où le Luxembourgeois serait appelé à occuper d’autres fonctions européennes en 2009 (Europolitique n°3558). Paris entend également approfondir le débat quant à l’avenir de la stratégie de Lisbonne après 2010. Une réunion des coordinateurs nationaux est d’ores et déjà programmée à Paris cet automne.



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