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PSE

... et Martin Schulz celles du groupe socialiste

Par Célia Sampol | jeudi 07 mai 2009



Le social-démocrate allemand Martin Schulz devrait également être reconduit comme président du groupe socialiste. Sauf s’il décide lui-même de viser plutôt la Commission européenne.

À ce stade, M. Schulz annonce que, s’il est élu en juin, il sera à nouveau candidat à la tête du PSE. Il sait qu’ensuite, en cas d’accord technique avec le PPE, il pourrait logiquement devenir président du Parlement européen durant la seconde moitié de la législature de janvier 2012 à juin 2014. Un membre allemand du PSE explique que si la délégation SPD passe première du groupe en nombre de sièges - elle est aujourd’hui troisième avec 23 députés, derrière les Espagnols (24) et les Français (31) -, il ne fait aucun doute que Martin Schulz sera reconduit. D’après lui, il aurait d’ailleurs contribué à rendre le groupe «  plus dynamique et influent » depuis 2004, quand il a pris les rênes du PSE succédant à l’Espagnol Enrique Barón Crespo.

D’autres craignent toutefois que le leader lorgne plutôt vers un poste de commissaire, voire de vice-président de la Commission. Mais la grande coalition CDU-SPD (conservateurs/sociaux-démocrates), actuellement au pouvoir en Allemagne, pourrait éclater lors des élections fédérales de fin septembre au profit d’une alliance entre les conservateurs et les libéraux. M. Schulz perdrait alors l’éventuel soutien du gouvernement.

En attendant, il semble être le seul candidat au poste de président du groupe PSE. Toute alternative serait difficile à envisager. D’autant plus qu’il reste impossible de prédire les résultats que pourraient obtenir les différents partis nationaux, surtout dans le contexte de crise actuel. La plus grosse délégation est aujourd’hui celle des Français. En juin prochain, ceux-ci pourraient toutefois voir leur nombre de sièges diminuer, victimes de l’éparpillement à gauche en France. Pervenche Berès, présidente de la commission des affaires économiques, probablement réélue, aurait pu constituer une alternative à la présidence de groupe. Sauf qu’elle traîne toujours derrière elle son « non » au projet de Constitution en 2005.

Parmi les autres délégations, on s’attend à de bons scores pour les Italiens qui devraient progresser grâce au ralliement total des élus du Partito Democratico, jusqu’alors éparpillés entre le PSE et l’ADLE. Les socialistes roumains pourraient également être en bonne place.



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