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Politiques sectorielles / Open Days 2010Imprimer l'article | ![]() Tribune Libre« Seuls les secteurs qui font leurs preuves peuvent continuer à bénéficier d’un soutien »Johannes Hahn, commissaire européen à la Politique régionale | vendredi 01 octobre 2010
La Semaine européenne des Régions et des Villes, les Open Days, a lieu cette année à un moment charnière puisque nous sommes en train de redessiner les contours de la future politique de cohésion après 2013 et les discussions sont en cours sur le futur budget communautaire. Les enjeux sont de taille pour cette politique qui représente actuellement plus du tiers du budget européen sous forme d’investissements massifs dans toutes les régions d’Europe. Tout d’abord, je considère qu’il est essentiel de mettre la politique de cohésion au service des priorités de la nouvelle stratégie « Europe 2020 » : compétitivité, lutte contre le changement climatique, virage énergétique…. Les priorités de l’actuelle politique de cohésion sont déjà en phase avec les objectifs de la stratégie, comme le démontrent notamment les 25 % d’investissements (soit 86 milliards d’euros) consacrés à l’innovation jusqu’en 2013. Mais il s’agit de renforcer ces liens. La politique de cohésion offre un cadre idéal pour atteindre les objectifs de la stratégie Europe 2020 puisqu’elle permet de concentrer les investissements européens sur un certain nombre de priorités stratégiques. Cette politique propose un système de gouvernance original à travers lequel la Commission peut piloter les investissements, en partenariat avec les États Membres et les régions. Nous devons investir l’argent communautaire vers les secteurs qui ont une véritable valeur ajoutée. En outre, la stratégie Europe 2020 ne fonctionnera pas sans une appropriation des priorités européennes par un maximum d’acteurs sur le terrain. Dans la mesure où la politique de cohésion opère au niveau local et régional, au plus près des citoyens, elle contribuera à mobiliser ces forces partout en Europe. La politique de cohésion présente aussi l’avantage d’offrir une approche multi-sectorielle adaptée aux contextes locaux, régionaux et nationaux. Par exemple, pour créer une économie compétitive, connectée et plus verte, il faut des investissements combinés dans les technologies de communication, les transports intelligents, les infrastructures énergétiques, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, les marchés publics « verts » et un bon fonctionnement des administrations. La cohésion territoriale est également une composante importante de la future politique de cohésion. Nous réfléchissons aux échelles d’intervention territoriale les plus appropriées pour l’avenir. A ce titre, la stratégie de l’Union européenne pour la région de la mer Baltique, opérationnelle depuis plus d’un an, et la stratégie pour le bassin du Danube, qui verra le jour d’ici la fin de l’année, offrent de bons laboratoires d’expérimentation. Ces nouvelles stratégies « macrorégionales » feront l’objet de plusieurs séminaires pendant les Open Days. Les villes devront également jouer un rôle plus important dans la future politique de cohésion, ainsi que dans le dispositif Europe 2020 : les pôles de compétitivité, l’innovation et la création d’emplois sont en effet concentrés dans les zones urbaines. Je suis convaincu que nous devons continuer à soutenir l’ensemble des régions européennes car l’Europe a besoin de régions « locomotives » pour relancer la croissance. En parallèle, nous devons bien entendu continuer à soutenir les régions en retard de développement afin de libérer pleinement leur potentiel. Mais il ne s’agit pas d’une œuvre de bienfaisance ou d’une simple distribution de subventions. La politique de cohésion est une politique d’investissements au service d’une croissance durable, inclusive et intelligente ! Seuls les secteurs qui font leurs preuves peuvent continuer à bénéficier d’un soutien. C’est pourquoi nous voulons davantage tourner la politique après 2013 vers la performance et les résultats, ce qui implique, entre autre, d’améliorer les processus d’évaluation. En novembre prochain, le rapport sur la cohésion économique, sociale et territoriale mettra sur la table un certain nombre d’options pour la nouvelle génération de programmes après 2013. Il sera suivi par une vaste consultation des parties prenantes et par le Forum sur la Cohésion fin janvier 2011. Je compte m’engager pleinement pour conserver une politique forte et ambitieuse pour toutes les régions d’Europe. Je me rendrai dans les prochaines semaines dans un certain nombre de capitales pour faire passer ce message. Et je compte aussi sur les régions pour plaider en faveur de la politique de cohésion. |
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Les macrorégions s’invitent au débat -
