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Politiques sectorielles / Comité des régionsImprimer l'article | ![]() La plus jeune des institutions de l’UEPar Isabelle Smets | mardi 21 avril 2009
![]() Les 9 et 10 mars 1994, le Comité des Régions de l'UE (CdR) tenait sa session constitutive à Bruxelles. Quinze ans ont passé et cet organe consultatif, créé par le Traité de Maastricht de 1992, a fêté l'événement en grande pompe le 21 avril, à l'occasion de la 79ème session plénière de son histoire. En quinze ans, bien des choses ont évolué. A la faveur de trois réformes des Traités (Amsterdam en 1997, Nice en 2003 et Lisbonne en 2007), le CdR a progressivement vu sa place confortée dans l'architecture institutionnelle de l'UE, au point de se considérer aujourd'hui comme une « quasi-institution ». Petit à petit, il a aussi réussi à imposer sa présence là où on ne l'attendait pas forcément, comme dans la sphère des relations extérieures de l'UE où il est, par exemple, à l'origine de la création d'une Assemblée régionale et locale euro-méditerrannéenne (ARLEM) qui doit oeuvrer dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen. Le CdR est à la base d'initiatives originales comme la constitution d'un réseau de monitoring de la subsidiarité ou d'une plate-forme de monitoring de la Stratégie de Lisbonne. C'est lui, également, qui a inscrit à l'agenda européen la création du groupement européen de coopération territoriale (GECT), ce nouvel instrument juridique censé faciliter les expériences de coopération entre les collectivités territoriales de différents Etats membres. Et c'est lui qui, en coopération avec la Commission européenne, organise les désormais incontournables « Open Days », rendez-vous annuel de centaines de représentants des collectivités régionales et locales à Bruxelles. En quinze ans, le Comité des Régions a grandi, a mûri, et même si on est loin de la « troisième chambre » (à côté du Parlement européen et du Conseil des ministres) dont les Länder allemands rêvaient à l'époque, il a acquis une visibilité et une place que plus personne ne lui conteste aujourd'hui. En 2009, le CdR porte haut le message d'une Europe qui ne peut se construire qu'en partenariat avec les régions et autres collectivités territoriales et se fait le chantre de la « gouvernance à multi niveaux », véritable credo politique de son très régionaliste président Luc Van den Brande. C'est là le message porté par la nouvelle « Déclaration de mission », adoptée le 21 avril à l'occasion, justement, de ce quinzième anniversaire, et par un Livre blanc en cours de rédaction (lire Europolitique n° 3706). « Nous avons la prétention d'apporter le fruit de notre expérience du vécu quotidien et de peser fortement sur les grandes orientations politiques », disait simplement Jacques Blanc en 1994, lors de son élection à la première présidence du CdR. "Nous devons avoir l'audace de développer des idées et des concepts qui ne sont pas encore réalisables aujourd'hui mais qui posent les jalons pour demain", osait Luc Van den Brande dans son discours d'investiture en février 2008. Entre les deux : 15 ans... et l'acquisition d'une maturité politique. |
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