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Business & compétitivité / Agenda NumériqueImprimer l'article | ![]() Belgique - Société de l’informationLa carte d’identité électronique, un succès qui fait écolePar Eric Ravenne | lundi 17 janvier 2011
Au début de la décennie, la Belgique fut l’un des premiers pays du monde à se doter d’une carte d’identité électronique. Aujourd’hui, tous ses citoyens disposent du document, qui leur offre un accès sécurisé à l’internet et à une large gamme de services. Plusieurs pays européens s’inspirent de ce modèle belge. C’est un mois de juillet comme les autres dans les centres de collecte des déclarations fiscales du Royaume de Belgique. Comme chaque année, des contribuables se bousculent devant la porte pour déposer leur déclaration, avant le 15 à minuit. Cette année, toutefois, la boite aux lettres du fisc est un peu moins remplie qu’à l’habitude. C’est que plus de 2,1 millions de citoyens ont préféré la facilité de la déclaration sur l’internet (tax-on-web), soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Et un bon nombre d’entre eux se sont authentifiés en ligne au moyen de leur carte d’identité électronique (eID). Même si l’objectif des trois millions d’usagers n’a pas été atteint cette année, tax-on-web et l’eID sont l’une des réussites de la stratégie belge d’« e-government ». Un succès reconnu par la Commission européenne, qui dans un document joint à sa Communication du 19 mai 2010 proposant un Agenda numérique pour l’horizon 2020, note que « la Belgique a pris l’e-governement à bras-le-corps et mène la voie dans l’UE dans un certain nombre de domaines, notamment l’eIDM ». De fait, tous les citoyens de plus de 12 ans sont désormais munis de leur carte électronique et les applications sont nombreuses : obtention en ligne d’actes de naissance et autres documents administratifs, déclaration d’un vol (police-on-web), contrôle de billets de trains virtuels, plate-forme donnant accès aux documents enregistrés chez le notaire, accès au dossier médical dans les hôpitaux, accès sécurisé au web pour les enfants… Le ministre en charge des technologies de l’information, Vincent Van Quickenborne, « rêve » que les citoyens puissent un jour voter de chez eux en s’authentifiant avec leur eID. À côté des fonctionnalités administratives, le secteur privé commence lui aussi à s’intéresser aux potentialités de la carte électronique. Une start-up de Nivelles (sud de Bruxelles) vient par exemple de lancer le projet Freedelity, qui permettra de la transformer en carte de fidélité pour certains achats dans le commerce, une première mondiale. Il n’existe officiellement aucune information sur le nombre d’entreprises ou d’emplois qui ont été créés grâce à la carte d’identité électronique. À Fedict, l’administration fédérale chargée de superviser son déploiement, on ne s’en enorgueillit pas moins de jouer un rôle pionnier. « Nous avons reçu de nombreuses délégations étrangères venues s’inspirer de notre système. Regardez la carte d’identité électronique portugaise : elle ressemble très fort à la version belge », se félicite une porte-parole. |
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