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Politiques externes / DéfenseImprimer l'article | ![]() Conseil DéfenseLes Vingt-sept envisagent un rôle à plus long terme en LibyePar Paul Ames | lundi 23 mai 2011
Alors que le projet de mission humanitaire par les forces militaires de l’UE est en attente en raison du manque de soutien des Nations unies, les ministres de la défense de l’UE qui se réunissent le 23 mai discuteront du rôle à long terme que pourrait jouer l’Union européenne dans le pays. La réunion se tiendra en soirée, après le Conseil Affaires étrangères. Selon des fonctionnaires, les ministres étudieront pour la première fois la possibilité d’une mission de réforme du secteur de la sécurité suite au conflit actuel, pour aider la Libye post-Kadhafi à reconstruire un pouvoir militaire, policier et judiciaire. Cette mission serait semblable aux missions menées par l’UE dans des pays comme le Congo, la Géorgie ou l’Irak. La Haute Représentante Catherine Ashton a discuté d’une assistance à la gestion des frontières et à la réforme de sécurité avec les forces anti-Kadhafi dans la ville libyenne de Benghazi, dimanche, lors de sa visite surprise dans cette ville tenue par les rebelles. Les débats porteront aussi sur la manière de renforcer la coopération avec l’OTAN en Libye, au cas où l’UE recevrait le feu vert de l’ONU pour une mission militaire chargée de livrer l’aide humanitaire, ou d’une éventuelle mission à plus long terme. A l’ordre du jour figurent aussi les opérations européennes en Somalie et en Bosnie et une évaluation des capacités militaires de l’Europe, plus particulièrement la mise en commun et le partage des ressources de défense, sur fond de restrictions budgétaires. Avant le Conseil, plusieurs ministres participeront à une conférence organisée par la Commission européenne sur le marché européen de sécurité et de défense. C’est la dernière d’une série de réunions consacrées à la modification des règles régissant le marché de la défense suite à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et, fin 2009, des directives relatives à l’ouverture du marché à plus de concurrence. Il s’agit de définir plus précisément les domaines relevant de la sécurité nationale et de la souveraineté opérationnelle dans lesquels les Etats membres peuvent continuer à attribuer les marchés de défense à des entreprises nationales, et ceux où les règles régissant le marché unique doivent être appliquées aux achats militaires. Claude-France Arnould, directrice de l’Agence européenne de défense, a expliqué aux journalistes avant la réunion, qu’avoir un marché unique et plus de concurrence serait bénéfique à la capacité européenne et à l’industrie européenne, tout en reconnaissant que la défense était un « secteur spécifique ». Pour illustrer concrètement la mise en commun et le partage, les ministres de 17 Etats membres signeront un accord de coopération prévoyant le partage de la logistique, de la maintenance, de la formation et des mécanismes juridiques pour une flotte européenne d’avions de transport, et huit Etats membres participeront à un laboratoire expérimental, déjà utilisé par les forces françaises en Afghanistan, pour lutter contre les bombes placées au bord des routes. |
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La mission en Libye, « le modèle pour l’avenir » -
