Analytique, complet, indépendant
Bannière
 
Politiques sectorielles / Politiques sectoriellesRevenir à la liste des résultats | Imprimer l'article | Imprimer cet article

Union de l’Europe occidentale

Les parlementaires nationaux regrettent la dissolution de l’UEO

Par Paul Ames | vendredi 18 juin 2010

L’Union de l’Europe occidentale a tenu la réunion semestrielle de son Assemblée, du 14 au 17 juin à Paris. Elle y a condamné la décision des gouvernements nationaux de mettre un terme à l’organisation de défense sans prévoir de successeur parlementaire. Les dix membres de l’UEO ont décidé, en mars, de démanteler, à la fin de juin 2011, un organisme qu’ils jugent obsolète vu le développement de la politique étrangère et de sécurité commune.

Fondée en 1848, l’organisation de défense a été en veilleuse pendant des années, mais son organe parlementaire, composé de 400 représentants des parlements nationaux, a continué d’exercer un contrôle des activités de l’UE en matière de sécurité et de défense. Les membres de l’Assemblée européenne de sécurité et de défense souhaitent qu’un successeur soit créé pour que cette fonction perdure, même sans UEO. Or, le Parlement européen se voit très bien jouer ce rôle.

L’ambassadeur belge au Comité politique et de sécurité de l’UE, Walter Stevens, a indiqué que l’une des priorités de la présidence serait d’élaborer une feuille de route pour la fermeture de l’UEO et de son assemblée. M. Stevens a annoncé un «plan social» pour le personnel de l’UEO.

C’est à l’unanimité que l’Assemblée de l’UEO a approuvé le rapport du socialiste italien Piero Fassino en faveur d’une feuille de route pour les relations UE-Balkans qui prévoit la conclusion en un an des négociations d’adhésion avec la Croatie, l’ouverture des négociations avec la Macédoine et l’octroi du statut de pays candidat à l’Albanie, au Monténégro et à la Serbie.

L’Assemblée a invité l’UE à promouvoir les sociétés européennes de défense sur le marché transatlantique et à oeuvrer pour davantage de coopération avec les Etats-Unis.

Un autre rapport incite l’UE à redoubler d’efforts pour traiter les conflits gelés, comme ceux du Nagorno-Karabakh ou de la Transnistrie, qui menacent la stabilité de leur région, et la sécurité de l’Europe via la propagation de la criminalité organisée et de la corruption.

Claude-France Arnould, de la Direction Planification et Gestion de crise, a déclaré à l’assemblée que l’UE avait démontré sa capacité de répondre aux crises internationales avec plus de vigueur que ne le perçoit le public. Elle a à cet égard cité l’exemple de l’opération contre les pirates somaliens. Représentant la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Mme Arnould a indiqué que la création du Service européen d’action extérieure rehausserait le profil et la cohérence de l’UE en politique étrangère. Elle n’a pas pris parti dans le litige PE/parlements nationaux sur le contrôle de la politique de sécurité de l’UE. Car à ses yeux, il appartient aux deux d’en décider.



Copyright © 2008 Europolitics. Tous droits réservés.
cover