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Politiques sectorielles / Marché intérieurImprimer l'article | ![]() Qualifications professionnellesLe Sénat français dénonce une atteinte à la subsidiaritéPar Elise Mertens | mardi 06 mars 2012
Le Sénat français conteste la proposition de directive modifiant la directive (2005/36/CE) relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles et le règlement concernant la coopération administrative par l’intermédiaire du système d’information du marché intérieur. Il juge ce projet législatif non conforme au principe de subsidiarité et a adopté à cet effet, le 4 mars, un avis motivé, une procédure prévue à l’article 12 du traité sur l’Union européenne. La résolution de la commission Affaires Sociales et Santé du Sénat français, à la base de l’avis, « met en évidence trois atteintes portées au principe de subsidiarité : le manque de clarté et la complexité du texte, le principe de l’accès partiel aux professions et la restriction du contrôle des connaissances linguistiques », a déclaré la rapporteure Christine Demontès. En vertu de l’article 12 du traité sur l’UE, les parlements nationaux doivent contribuer activement au bon fonctionnement de l’Union, notamment en veillant au respect du principe de subsidiarité. A cette fin, ils peuvent adopter des « avis motivés ». Plus le nombre de parlements nationaux adoptant un avis motivé sur un même projet d’acte législatif est élevé, plus les obligations incombant à la Commission européenne sont importantes : s’ils représentent un tiers des Etats, le texte doit être réexaminé, sans pour autant qu’une suite soit donnée à ce réexamen ; s’ils en représentent la moitié, la Commission doit réexaminer son texte puis, si elle le maintient, le Parlement européen et le Conseil doivent eux-mêmes vérifier sa conformité au principe de subsidiarité. L’article 6 du même traité précise que les organes parlementaires des Etats membres ont huit semaines après la remise de la proposition d’acte législatif pour réagir. |
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Entrée en vigueur des nouvelles règles pour l’IMI -
