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Politiques sectorielles / RechercheImprimer l'article | ![]() Conseil CompétitivitéLe débat se poursuit sur Horizon 2020Par Tamás Kugyela | vendredi 17 février 2012
Les ministres de la Recherche des Vingt-sept poursuivront, le 21 février à Bruxelles, le débat entamé le 6 décembre dernier sur le programme qui encadrera les efforts de recherche et d’innovation de l’UE au cours de la période 2014-2020 (« Horizon 2020 »). La présidence tiendra compte des conclusions des travaux de la réunion ministérielle informelle qui s’est tenue le 2 février à Copenhague. Le débat sera structuré autour de deux sujets : les questions transversales à l’intérieur d’« Horizon 2020 » (telles que la coopération internationale et le rôle des sciences sociales et humaines), et la participation des PME à « Horizon 2020 ». Une partie du programme proposé par la Commission est calquée sur le « Small business Innovation Research » américain, pour le financement de projets menés dans PME, ce qui est une nouveauté. Lors du Conseil informel, les délégations avaient souligné les difficultés liées à la complémentarité avec d’autres programmes de l’UE et, en particulier, les fonds relevant de la politique de cohésion. Pour jeter un pont entre la recherche et les marchés, une proposition prévoit que l’innovation devrait être intégrée dans le cursus des étudiants de l’enseignement supérieur. De plus, les ministres pensent qu’il faut promouvoir davantage les doctorats industriels. Il est proposé d’allouer un budget de 80 milliards d’euros pour la période 2014-2020, ce qui fera d’Horizon 2020 le plus vaste programme de recherche au monde. Le ministre de la science, de l’innovation et de l’enseignement supérieur, Morten Østergaard, a déclaré : « la force de l’Europe réside dans l’éducation et la recherche, mais nous devons maintenant créer une connexion plus étroite entre la recherche et l’innovation ; et, avec son approche basée sur les défis, Horizon 2020 peut provoquer un vrai changement de paradigme. Un aspect central est la croissance durable, ce que nous connaissons bien au Danemark ». La Commission présentera un plan de mise en oeuvre stratégique ainsi qu’un règlement modifié pour l’Institut européen d’innovation et de technologie (IEIT). Elle a proposé une contribution européenne de 3,1 milliards d’euros pour la prochaine période de sept ans. La méthode de travail de l’institut, créé en 2008, est de créer des connexions à long terme entre les parties prenantes publiques et privées sous la forme de « communautés de la connaissance et de l’innovation ». Les perspectives futures du Programme européen de surveillance de la Terre (GMES) feront l’objet d’un débat. Il a été proposé que GMES soit financé en dehors du cadre financier pluriannuel 2014-2020. Le Parlement européen et une majorité d’Etats membres sont opposés à cette approche intergouvernementale, ce qu’ils ont largement fait savoir en janvier et en février. |
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