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Politiques externes / Politique de développementImprimer l'article | ![]() DéveloppementLa reconstruction d’Haïti est « au point mort »Par Chiade O’Shea | mercredi 14 juillet 2010
La population haïtienne est encore sévèrement touchée par le tremblement de terre avec 11,3 millions de personnes sans abri depuis six mois, mais la mauvaise organisation des efforts de reconstruction compromet les chances d’améliorer leur situation dans un avenir proche. C’est l’avis d’un groupe d’eurodéputés après une visite à Port-au-Prince. Les autorités locales n’ont absolument pas pris les choses en main, a estimé le 14 juillet Michele Striffler (PPE, France), vice-présidente de la commission du développement, après son retour d’Haïti. « Le gouvernement n’a pratiquement pas de capacité à gérer le processus de reconstruction », a-t-elle ajouté. Le tremblement de terre de magnitude 7 a tué 222 000 personnes, laissant le pays, déjà pauvre, sans main-d’œuvre, expertise, ou infrastructures, et donc incapable de fonctionner même sur une base rudimentaire sans aide extérieure considérable. Les autorités ont été touchées comme la population, laissant les ministères sans ministres ou fonctionnaires, les postes de police sans agents et les écoles sans enseignants. Parmi les survivants, beaucoup ont dû quitter leur emploi pour s’occuper de parents blessés ou sans-abri. Outre une aide prévue de 1,2 milliard d’euros (partie des 2,8 milliards promis lors de la conférence internationale des donateurs du 31 mars à New York), l’assistance de l’UE a inclus l’envoi de 800 experts, dont une cellule spécialisée de la Commission européenne pour aider le gouvernement haïtien à rétablir les structures de l’Etat. Mme Striffler a déclaré que, non seulement l’Etat n’est toujours pas en mesure de fonctionner, mais que « la reconstruction est au point mort ». Tout en reconnaissant la difficulté de réagir à un désastre naturel aussi grave dans un pays qui a déjà de gros problèmes économiques et sociaux, elle a dit qu’il était clair que de nouveaux efforts devaient être déployés « pour éviter une catastrophe ». La saison des tempêtes arrive, a aussi noté Mme Striffler, ce qui rend les gens vivant encore sous tentes particulièrement vulnérables aux effets des intempéries, mais aussi menacés par les mauvaises conditions sanitaires. Et la plupart des camps sont faits de tentes de fortune bricolées dans les premiers jours après le tremblement de terre, a-t-elle précisé. À Port-au-Prince près de 1 000 d’entre elles sont le seul refuge pour de nombreux résidents de la capitale. La Commission et les États membres de l’UE ont accordé un peu plus de 300 millions d’aide humanitaire d’urgence, immédiatement après le tremblement de terre. Le mécanisme de protection civile de l’UE a été activé pour coordonner les efforts des États membres en la matière, notamment les équipes de recherche et de sauvetage. Un montant de 100 millions d’euros a ensuite été accordé pour aider à la remise en ordre des structures étatiques et une aide de 200 millions a été annoncé pour la reconstruction à plus long terme et la remise en état. L’UE et l’ONU estiment actuellement que le coût total de la reconstruction d’Haïti atteindra 10 milliards d’euros. |
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L’UE double son aide humanitaire au Sahel -
