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UE/ARYM

La question du nom, une priorité absolue pour les Macédoniens

Par Joanna Sopinska | vendredi 16 juillet 2010

Pour la majorité des Macédoniens, la question du nom de leur pays est plus importante que celle de l’adhésion à l’UE et à l’OTAN, indique un sondage d’opinion réalisé début juillet par le secrétariat macédonien aux affaires européennes. Pour 66,5 % des répondants, la restauration formelle du nom constitutionnel du pays (République de Macédoine) est une priorité absolue. Moins d’un tiers des personnes interrogées (26,5 %) privilégient l’intégration euro-atlantique par rapport à la question du nom.

Le Premier ministre macédonien, Nikola Gruevski, a reconnu récemment l’absence de progrès dans les négociations avec la Grèce, suite au dernier tour des négociations formelles d’avril dernier.

La Grèce empêche la reconnaissance internationale de la Macédoine sous son nom constitutionnel (République de Macédoine) depuis 1991, arguant que ce nom appartient exclusivement au patrimoine national grec. Deux ans après son indépendance, en 1993, la Macédoine a été admise par les Nations unies sous le nom provisoire d’ancienne république yougoslave de Macédoine (ARYM). Le nom fait, depuis lors, l’objet de discussions entre Athènes et Skopje sous l’égide onusienne.

Ce différend avait conduit l’UE, en décembre 2009, à reporter jusqu’au Conseil européen de mars 2010 sa décision d’ouvrir les négociations d’adhésion avec Skopje. Aucun accord n’ayant été conclu pour cette date, la question n’a finalement pas été mise à l’ordre du jour du sommet.

Pour sa part, la Commission européenne a recommandé à la mi-octobre 2009 l’ouverture des négociations avec l’ARYM. L’exécutif de l’UE fait valoir que le nom du pays est une question bilatérale qui ne doit pas être prise en compte dans la décision d’ouverture des négociations d’adhésion.



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