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Conseil Affaires générales

Décisions sur le SEAE et l’Islande

Par Gaspard Sebag | vendredi 27 août 2010

Comme attendu, le Conseil des affaires générales de l’UE a formellement approuvé, le 26 juillet à Bruxelles, une décision détaillant l’organisation et le fonctionnement du futur service européen d’action extérieure (SEAE). Les Vingt-Sept ont par ailleurs adopté un cadre de négociations censé aboutir à l’entrée de l’Islande dans l’Union européenne. En dépit des doutes quant à la volonté de Reykjavik d’adhérer à l’UE, mais aussi de problèmes financiers avec les Pays-Bas et le Royaume-Uni et des difficultés dans le secteur de la pêche, la première conférence d’adhésion avec l’Islande devait bien avoir lieu le 27 juillet (lire l’article séparé). Sur les 35 chapitres qui seront ouverts, la plupart ne poseront aucun problème. L’Islande, qui participe au marché intérieur depuis plus de 15 ans via l’Espace économique européen (EEE) ainsi qu’à l’espace Schengen, a déjà adopté une grande partie de l’acquis communautaire. Reste que les réticences exprimées par une majorité d’Islandais sur l’avenir européen de leur pays posent question.

SEAE

Suite à l’approbation du service d’action extérieure de l’UE par le Parlement européen, le 8 juillet, et par la Commission, le 20 juillet, le Conseil a formellement adopté une décision établissant cette nouvelle architecture diplomatique. «  Je me réjouis qu’en quatre mois à peine, après la présentation de mes propositions, nous soyons parvenus à ce résultat. Nous pouvons maintenant aller de l’avant pour construire, au 21ème siècle, un service moderne, efficace et vraiment européen », a déclaré la Haute représentante européenne aux Affaires extérieures, Catherine Ashton. Cette étape, que le commissaire aux relations interinstitutionnelles, Maros Šefcovic, et le ministre belge M. Vanackere ont qualifiée d’«  historique » permet à l’UE d’entrer dans la pratique. L’objectif est de mettre le SEAE en place d’ici au 1er décembre, soit un an après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Pour ce faire, Mme Ashton devra tout d’abord lancer la procédure de recrutement. Les entretiens ont déjà commencé, et la Haute représentante espère être en mesure d’embaucher des responsables dès octobre. D’ailleurs, selon des sources du Conseil, au moins dix noms circulent déjà. Toutefois, Mme Ashton réclame entre-temps une rallonge budgétaire pour commercer son recrutement. Deux autres questions restent à résoudre entre le PE et le Conseil : le règlement financier et le statut du personnel.

UE 2020 : INITIATIVES À L’AUTOMNE

M. Sefcovic a assuré que toutes les initiatives phares proposées dans le cadre de l’objectif UE 2020 seraient sur la table du Conseil et du Parlement européen au plus tard au début de l’année 2011. La plupart d’entre elles seront déjà présentées à l’automne, a-t-il ajouté. Maros Sefcovic a également garanti que la Commission fera de nouvelles propositions pour améliorer le marché intérieur européen qui tiendront compte des recommandations du rapport Monti.

La présidence belge a présenté, une fois de plus, son programme pour ses six mois à la tête des formations techniques du Conseil. Ses priorités sont la croissance, le progrès social et la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, les négociations internationales sur le climat, la liberté, de sécurité et de justice ainsi que le renforcement de l’influence globale de l’Union.

Le Conseil a notamment discuté des suites à donner au Conseil européen du 17 juin, la gouvernance économique et le pacte de stabilité et de croissance dominant débat. Il a aussi entamé la préparation du prochain Sommet du 16 septembre, où l’accent y sera mis sur les relations de l’UE avec ses partenaires stratégiques ainsi que sur le rapport intérimaire du groupe de travail sur la gouvernance économique dirigée par le Président du Conseil, Herman Van Rompuy. Sa préparation se poursuivra lors du prochain Conseil Affaires générales, prévu le 13 septembre, en présence d’Herman Van Rompuy.

A la demande de la France, les Vingt-sept ont brièvement abordé la question des Roms. Déçu par le manque de mobilisation à leur propos et ce, malgré les montants financiers disponibles par le biais des fonds structurels, Pierre Lellouche, Secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, a appelé le Conseil à « reprendre l’initiative ».



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