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Institutions / AutresImprimer l'article | ![]() Banque européenne d’investissementOlli Rehn plaide pour une augmentation du capital de la BEIPar Sarah Collins | mercredi 18 avril 2012
Le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, a appelé les Vingt-sept à augmenter leurs apports en capital à la Banque européenne d’investissement, l’organe de l’UE pour le financement à long terme, qui est en train de réduire progressivement ses prêts de crise. En session plénière du Parlement européen à Strasbourg le 18 avril, il a argué que la banque avait « atteint les limites de ce qu’elle peut faire avec son actuel capital de base ». « Pour une croissance durable et la création d’emplois, il faut davantage d’investissements transfrontaliers européens et communautaires dans les infrastructures, l’énergie, les transports, l’innovation, la recherche et les communications, et j’invite donc les Etats membres de l’UE à apporter sans délai du capital supplémentaire à la BEI », a déclaré M. Rehn, demandant aux députés de soutenir cet « objectif très important ». L’appel est lancé alors que les tensions reprennent sur les marchés obligataires de la zone euro, que les perspectives de croissance s’assombrissent et que le chômage s’amplifie dans la périphérie du bloc surtout en Espagne, au Portugal et en Grèce. Les dirigeants européens ont récemment recentré leur attention sur la croissance et l’emploi, mais sont dans l’incapacité d’aider à nouveau les gouvernements en difficulté, via le budget de l’UE. La demande d’Olli Rehn risque de ne pas passer en Allemagne qui, avec la France, l’Italie et le Royaume-Uni, garantit la plupart des prêts de la BEI. Berlin a toujours refusé que l’on consacre davantage de fonds à aider la zone euro, et n’a accepté qu’à reculons d’augmenter en mars le plafond des prêts pour renflouer le bloc. Le président de la BEI Werner Hoyer a récemment déclaré dans un entretien à Europolitique que les augmentations de capital étaient une « question très sensible » vu le volume énorme de liquidités transmises à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal pour leur sauvetage. Il a jugé que la BEI serait plus efficace si elle offrait des garanties de prêts plutôt que des liquidités pour combler le trou laissé par les banques diminuant les prêts durant la crise. Il a annoncé que la BEI continuerait de diminuer les prêts et de « faire plus avec moins » en tirant des fonds du budget de l’UE et du secteur privé. La Banque a prêté 61 milliards d’euros pour une sélection de projets et sociétés en 2011, montant qu’elle ramènera à 50 milliards en 2012 alors qu’elle dénoue un paquet de prêts d’urgence qui a atteint son apogée en 2009 avec 79 milliards d’euros. La Banque a accepté d’augmenter ses prêts au début de la crise en 2008, mais en annonçant qu’elle ne le ferait que jusqu’en 2010. Elle peut prêter jusqu’à deux fois et demi sa base de capital s’élevant à 232 milliards d’euros (en capital souscrit, non versé). « Pour que la BEI puisse faire davantage pour la croissance et les emplois, sa base de capital doit être accrue », a plaidé M. Rehn. « A notre avis, cela doit se faire par ses actionnaires - autrement dit, les Etats membres de l’UE ». |
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