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Zone euro

Echos de la crise

vendredi 30 mars 2012

La Grèce doit encore réduire ses dépenses de 12 mds EUR en 2013 et 2014 - Le prochain gouvernement grec issu des élections législatives anticipées attendues début mai, devra poursuivre la politique d’assainissement des comptes publics et réduire de 12 milliards d’euros les dépenses en 2013 et 2014, a averti le 30 mars le Premier ministre. «  La Grèce s’est engagée dans le cadre du nouveau prêt accordé au pays (par la zone euro et le FMI) à réduire ses dépenses publiques de 12 milliards d’euros » en 2013 et 2014, a déclaré devant le Parlement le Premier ministre Lucas Papademos, répondant à des questions de députés sur l’économie. Il a souligné que «  des études étaient en train d’être élaborées pour définir les dépenses qui devront être coupées, et qui seront finalisées avant l’expiration du mandat de l’actuel gouvernement afin que la prochaine équipe puisse prendre des décisions ». «  Le but est de limiter le gaspillage et de ne pas réduire encore plus les salaires », a précisé M. Papademos.

La France se félicite de la baisse plus rapide que prévu de son déficit - La réduction plus forte qu’attendu du déficit public français en 2011 est une «  excellente nouvelle », a affirmé le 30 mars le ministre des Finances François Baroin, saluant «  un effort des Français très encourageant ». «  Je suis heureux d’arriver à Copenhague avec une excellente nouvelle (...). Nous sommes très en avance sur notre temps de passage pour la réduction des déficits publics, avec un demi-point de plus que prévu », a-t-il déclaré à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro qui se tient au Danemark. La France a réduit son déficit public davantage que prévu en 2011, à 5,2 % du PIB, alors que le gouvernement s’était engagé auprès de ses partenaires européens sur un objectif de 5,7 %, avant d’affirmer, depuis fin janvier, que le déficit 2011 serait plutôt à 5,4 % ou 5,3 %.

Madrid, qui tracasse l’Europe, dévoile un budget d’une rigueur historique - Quelques heures seulement après une grève générale accompagnée de manifestations monstres, l’Espagne présente le 30 mars son projet de budget 2012, attendu comme le plus rigoureux de son histoire, tandis que les inquiétudes montent en Europe à son sujet. Mission du gouvernement : ramener en douze mois le déficit public de 8,51 % à 5,3 % du PIB. Pour y arriver, les premières estimations parlaient d’environ 35 milliards d’euros à trouver, entre économies et nouvelles recettes, mais le chiffre sera certainement plus élevé, en tenant compte de la récession, qui devrait réduire le PIB espagnol de 1,7 % cette année. «  Ce sera plus ou moins 50 milliards, peut-être même un peu plus », explique à l’AFP Soledad Pellon, analyste à la maison de courtage IG Markets. L’agence de notation Moody’s parle de 41,5 milliards, la Fondation des caisses d’épargne (Funcas) évoque 55 milliards.

Après avoir déjà annoncé des coupes budgétaires de 8,9 milliards d’euros et des hausses d’impôts pour 6,3 milliards, il reste à l’Espagne à trouver la modique somme de 30 à 40 milliards. Le budget sera donc «  très austère », a prévenu le chef du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy.

Le Portugal émettra de la dette à 18 mois pour la première fois en un an - L’agence portugaise de la dette a annoncé le 29 mars son intention de lancer mercredi prochain un emprunt à 18 mois, pour la première fois depuis que le Portugal a demandé une aide financière de l’Union européenne et du Fonds monétaire international en avril dernier. L’Institut de gestion du crédit public (IGCP) souhaite lever 1,25 à 1,50 milliard d’euros en bons du Trésor à 6 et 18 mois, a-t-il indiqué dans un communiqué, confirmant ainsi la volonté du gouvernement d’allonger progressivement la maturité de ses emprunts. Les titres arrivant à échéance en octobre 2013 représentent l’émission à plus long terme depuis le placement le 9 mars 2011 d’obligations du Trésor à deux ans et demi, a précisé l’agence de la dette à l’AFP. Au cours du deuxième trimestre, l’IGCP compte lever encore 2,5 à 3 milliards d’euros en bons du Trésor à 6 et 12 mois, selon le programme publié jeudi.



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