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Institutions / Présidence suédoiseImprimer l'article | ![]() « Personne ne nous envie »mercredi 01 juillet 2009
Christian Danielsson, Représentant permanent de la Suède auprès de l’Union européenne, résume la situation en ce début juillet 2009 : « Personne ne nous envie ». On le comprend, au vu de trois grands défis qui attendent la présidence suédoise du Conseil de l’UE pendant ce semestre. 1. Défi économique et social L’Europe des 27, tout autant que l’Europe des 16 qui ont l’euro en commun, est toujours enlisée dans une crise économique mondialisée. Toutes les capitales comptent sur Stockholm pour guider l’UE hors du marasme. Et celles de la zone euro seront donc coordonnées par un Etat qui ne fait partie ni de l’Eurozone, ni de son instance de concertation : l’Eurogroupe. En attendant, la plaie du chômage s’élargit, touchant désormais en moyenne 10 % des Européens, 25 % des jeunes. Et les regards se tournent naturellement vers la Suède, attendue sur des propositions d’actions collectives qui fassent la différence, alors qu’elle-même vient de tourner le dos à un siècle de social-démocratie dominante. Rude défi pour le gouvernement suédois, une coalition de centre-droit, qui va devoir pousser l’ensemble de ses partenaires de l’UE à parfaire leur surveillance du secteur financier, à réduire leur niveau d’endettement et à engager des réflexions pour une prochaine décennie de croissance, en remplacement d’une Stratégie de Lisbonne moribonde. 2. Défi climatique L’Union européenne, plus volontariste que le reste du monde pour réduire l’effet de serre et pour promouvoir les énergies renouvelables, joue en décembre, à Copenhague, son va-tout : pousser les pays développés ou émergents à l’imiter, entraîner dans la même voie les pays pauvres, en les aidant financièrement. Et la Suède se sait responsable de la réussite des tractations et, donc, du succès de ce grand rendez-vous mondial sous l’égide de l’ONU. 3. Défi institutionnel L’Union n’en finit pas de manœuvrer pour obtenir, avec le Traité de Lisbonne, les améliorations institutionnelles dont elle a besoin pour mieux fonctionner. La Suède n’ignore pas que, pour une majorité de citoyens européens, ces questions institutionnelles sont le cadet de leurs soucis. En revanche, elle sait que, selon que le peuple irlandais, appelé à revoter début octobre, rejettera le traité une nouvelle fois ou l’approuvera, la situation sera radicalement différente : il lui faudra gérer ou bien une crise existentielle de l’Union ou bien les débuts d’une ère nouvelle. Sans exclure un possible coup d’éclat Don Quichotesque du Président de la République tchèque ou de son homologue polonais, tous deux ayant retardé jusqu’à présent leur signature du traité. Dans l’hypothèse d’un « oui » irlandais débuteront les préparatifs d’installation des trois dirigeants formels de l’Union : son président du Conseil européen, son ministre des Affaires étrangères et le président de la Commission européenne, au cas où celui-ci n’aurait pu être désigné plus tôt (voir les candidats possibles ou pressentis dans Europolitiquen° 3767). Indéniablement, le choix de ces trois têtes marquera l’Histoire de l’Union. Mais avant d’en arriver là, fin 2009, c’est un vrai parcours de négociations et une pile de dossiers compliqués qui attend Stockholm ( Europolitiqueles passe en revue dans cette édition spéciale). L’ambassadeur a raison : aucun pays ne peut juger enviable le rôle du skipper chargé de conduire un navire en étant contraint de louvoyer – peut-être le logo de la Présidence suédoise, avec son S sinueux, est-il un message subliminal ? - sur une mer aussi capricieuse. |
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La Présidence de l’UE, prélude aux élections nationales -
