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Institutions / ParlementElectionsImprimer l'article | ![]() UEN/Verts/GUE/Ind-DemChangements notables à la tête des groupes moyens et petitsPar Célia Sampol | jeudi 07 mai 2009
De nombreux changements s’annoncent pour la présidence des autres groupes politiques. Tout d’abord, l’Irlandais Brian Crowley quittera son poste de coprésident de l’UEN, car son parti le Fianna Fáil (centre-droit) vient d’intégrer le Parti européen des Libéraux, Démocrates et Réformateurs (ELDR). Il siégera donc dès juin dans le groupe ADLE, nettement plus proeuropéen que l’UEN. L’autre coprésidente, l’Italienne Cristiana Muscardini, devrait aussi quitter le navire vu que son parti Alliance nationale, qui a récemment fusionné avec Forza Italia, va rejoindre le PPE-DE. Les deux coprésidents laissent cependant un navire déjà en train de couler puisque l’UEN est voué à disparaître, s’il ne trouve pas de renforts, à cause des nouvelles règles de composition d’un groupe politique (cf. autre article). M. Crowley et Mme Muscardini perdront ainsi leur position privilégiée qui leur assurait notamment une place à la Conférence des présidents de groupes. Du côté des Verts/ALE, le très populaire duo œuvrant depuis 2002, composé de l’Italienne Monica Frassoni et du Franco-Allemand Daniel Cohn-Bendit, pourrait ne pas rester. M. Cohn-Bendit a toutes ses chances d’être élu (il est tête de liste en Ile-de-France) mais il n’est pas certain de vouloir repostuler à la tête du groupe. Il préférerait obtenir, dit-on, la présidence de la commission Culture. Quant à Monica Frassoni, sa situation est difficile vu qu’avec les nouvelles règles électorales en Italie, il faut dépasser le seuil des 4 % pour être élu. Or son parti vert, même allié à d’autres formations de gauche, est crédité d’à peine 2 %. En Belgique, elle ne pourrait pas non plus se présenter comme elle l’avait fait en 1999 car les places sont prises. De source interne, si le duo n’est pas renouvelé, les Verts devraient tout de même conserver le principe de la coprésidence. L’un des deux pourrait être l’eurodéputée allemande Rebecca Harms, plus éventuellement un Français car la liste Europe-Ecologie devrait faire de bons scores. La GUE/NGL perdra quant à elle son président, le Français Francis Wurtz, membre du Parlement depuis les premières élections au suffrage universel en 1979. Il a en effet annoncé qu’il ne se représenterait pas. Il pourrait être remplacé par un Allemand vu que Die Linke devrait remporter pas mal de sièges. On évoque par exemple Lothar Bisky, coprésident de Die Linke et chef du Parti de la gauche européenne. D’aucuns parlent aussi d’un Français, comme Jean-Luc Mélenchon, qui vient de lancer son Parti de gauche. S’agissant d’Ind/Dem, là encore le groupe pourrait disparaître en juin avec les nouvelles règles pour former un groupe politique. Ses coprésidents, la Danoise Hanne Dahl du Mouvement de juin et le Britannique Nigel Farage de Ukip, perdraient ainsi leur poste. Enfin, si le groupe eurosceptique lancé par les conservateurs britanniques prend bel et bien forme, certains envisagent à sa tête l’actuel leader des Tories au PE, Timothy Kirkhope. |
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