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Institutions / Traité de LisbonneImprimer l'article | ![]() Parlement européenMalgré le « non », les députés continuent de défendre le traitéPar Célia Sampol | mardi 17 juin 2008
Le Parlement européen appelle à la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne dans les huit pays restants, après le «non» irlandais du 12 juin. Le chef de file des socialistes est très critique sur l’attitude du commissaire McCreevy. Le président de l’institution, l’Allemand Hans-Gert Pöttering (PPE-DE), a ainsi déclaré en ouverture de la session plénière de Strasbourg le 16 juin que le résultat de ce scrutin mettait l’Europe « face à l’un des plus grands défis de son histoire». Pour lui, le traité de Lisbonne permet de rapprocher l’UE de ses citoyens et son adoption est une « nécessité absolue pour permettre à l’Europe de défendre ses valeurs et ses intérêts au XXIème siècle». Il a ajouté que l’absence de nouveau traité rendrait « difficilement concevable» l’adhésion d’autres pays. C’est également ce qu’a estimé le même jour le président français Nicolas Sarkozy à Prague alors que le ministre slovène des Affaires étrangères, Dimitrij Rupel, et le commissaire à l’Elargissement, Olli Rehn, déclaraient le contraire lors de leur réunion à Luxembourg. M. Pöttering appelle par ailleurs à la poursuite du processus de ratification dans les autres pays (Royaume-Uni, Tchéquie, Belgique, Pays-Bas, Suède, Espagne, Italie, Chypre) et demande au gouvernement irlandais de soumettre des propositions pour « progresser ensemble». Le but du PE reste de voir le texte entrer en vigueur avant les élections européennes de juin 2009. ATTAQUE CONTRE CHARLIE MCCREEVYLe leader du PPE-DE, le Français Joseph Daul, a quant à lui estimé le 17 juin à Strasbourg qu’il fallait continuer très rapidement les ratifications et qu’il n’était pas nécessaire d’accuser les uns ni les autres. A la question de savoir si malgré les critiques José Manuel Barroso était toujours le candidat du PPE pour la présidence de la Commission en 2009, M. Daul a répondu: « C’est un candidat parmi d’autres». De son côté le président du groupe socialiste, l’Allemand Martin Schulz, s’est dit « particulièrement déçu» par l’attitude du commissaire irlandais Charlie McCreevy (Marché intérieur) avant le référendum. « Nous devrions demander à M. Barroso quel genre de personnes il a dans sa Commission, notamment lorsque vous avez quelqu’un agissant comme le Pape de la dérégulation en Europe et qui rentre chez lui en disant qu’il n’a pas lu le traité et qu’il ne le comprend pas !» Le député critique aussi le commissaire pour avoir participé à une série de conférences (et à des courses hippiques!) aux Etats-Unis quatre jours avant le vote. S’il juge « injuste» de blâmer le président de la Commission pour ce résultat, M. Schulz critique le collège pour avoir fait des propositions sur la hausse du prix du pétrole le lendemain du référendum et non avant. Enfin, le chef des Libéraux, le Britannique Graham Watson, a rappelé que « nous devons avoir une attention concentrée sur le traité mais il ne faut pas oublier d’autres problèmes importants comme le prix du gasoil». |
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Malgré le « non », les députés continuent de défendre le traité -
