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Business & compétitivité / AirbusImprimer l'article | Imprimer cet article

Airbus A400M : pourquoi persévérer

Par Nicolas Gros-Verheyde | mercredi 25 mars 2009

Le projet européen de construire un nouvel avion militaire tous terrains, Airbus A400M, a pris du retard. Entre 3 à 5 ans. Un retard confirmé par Louis Gallois, le PDG d’EADS dans nos colonnes. Et la perte pour l’entreprise se chiffre déjà entre 2 et 3 milliards d’euros. La situation est-elle si dramatique ? Non, pour quatre raisons. En pratique, qu’est-ce qu’un retard de 3 ou 4 ans pour un avion qui va durer près d’un demi-siècle et alors qu’aucune solution réellement alternative n’existe. Au niveau opérationnel, l’Airbus A400M donne une vraie autonomie et capacité d’action aux armées européennes pour intervenir sur presque tous les terrains, dans le monde. Au niveau économique, avoir 40 000 emplois – sous-traitants inclus – et une base industrielle solide en pleine crise économique n’est pas négligeable. Enfin, les retombées technologiques du projet peuvent irriguer, durant des années, la recherche et donner à l’Europe une vraie avance. Alors, serrer les vis, renégocier certains aspects du contrat, oui. Abandonner ou remettre en cause ce programme, non. Ce serait une grossière erreur scientifique, commerciale, économique et stratégique, bref, une erreur politique. L’Europe s’en mordrait les doigts pour longtemps (lire notre dossier en Pages Plus).



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