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Schengen, 25 ans, 25 pays, pas de SIS II

Par Nathalie Vandystadt | vendredi 11 juin 2010

Ce 14 juin, la zone Schengen fête ses 25 ans, avec 25 pays à son bord. Initiée par cinq pays fondateurs de l’UE – France, Belgique, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas – cette suppression des contrôles aux frontières intérieures est sans doute la concrétisation la plus tangible du principe européen de libre circulation. Soit plus de 400 millions de citoyens n’ayant pas besoin de montrer leur passeport lorsqu’ils traversent cet espace en expansion. Même s’il faut posséder des papiers d’identité en cas de contrôle de police.

Deux Etats de l’UE ont décidé de rester à l’extérieur (Royaume-Uni et Irlande). Mais trois pays tiers l’ont rejoint : Suisse, Norvège et Islande. La Bulgarie, la Roumanie et Chypre devraient leur emboîter le pas. « Cette liberté de voyager doit aussi être accompagnée de responsabilités renforcées », précise la commissaire Cecilia Malmström. Car la grande criminalité et les activités terroristes trouvent aussi des avantages à un espace sans barrières.

Paradoxe de Schengen, l’espace est aussi lié à un « sujet-cauchemar » pour ses ministres de l’Intérieur : il n’est toujours pas doté du Système d’information modernisé SIS II, censé s’adapter à 25 pays membres et plus. Cela malgré les six ans passés à monter ce projet et les 55 millions d’euros dépensés à ce jour.



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