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Conseil Culture

Les 27 s’engagent prudemment sur le développement d’Europeana

Par Nathalie Vandystadt | jeudi 10 mai 2012

Lancée en 2008, et toujours peu connue du grand public, la bibliothèque numérique européenne Europeana a grand besoin de plus de soutien de la part des pays de l’UE. Cela les 27 ministres de la Culture, réunis le 10 mai à Bruxelles, l’ont reconnu. Mais ils ont aussi rappelé que certains pays sont plus avancés que d’autres dans la numérisation, qui coûte très cher, et que tous sont en train d’assainir leurs dépenses publiques.

Dans ce contexte, les Etats membres sont donc d’accord pour « renforcer leurs stratégies et objectifs en matière de numérisation du matériel culturel », « consolider l’organisation de la numérisation et la fourniture de financements », y compris en signant des accords avec le secteur privé, « encourager les institutions culturelles à rendre accessible tout le matériel culturel numérisé pertinent sur le site d’Europeana »et, enfin, « assurer la conservation numérique à long terme ».

Europeana contient aussi bien des livres, cartes, photographies, films, que des clips musicaux, tableaux et extraits musicaux numérisés. En octobre dernier, la Commission européenne avait recommandé des objectifs chiffrés à chaque Etat d’ici à 2015 : l’Allemagne serait le premier contributeur avec 5 496 000 objets, suivi de la France (4 308 000), du Royaume-Uni (3 939 000), de l’Italie (3 705 000) et de l’Espagne (2 676 000). En jeu : passer à 30 millions d’objets disponibles d’ici 2015 contre 19 millions aujourd’hui.

Réuni par la Commission, un groupe d’experts avait notamment recommandé la contribution du privé, comme le moteur de recherche Google, pour poursuivre la numérisation des œuvres.



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