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Business & compétitivité / IndustriesImprimer l'article | ![]() Conseil CompétitivitéDévelopper l’innovation dans la future politique industriellePar Sophie Petitjean à Louvain-La-Neuve | jeudi 15 juillet 2010
L’innovation orientée vers les petites et moyennes entreprises (PME), y compris l’innovation non technologique, a été au centre des discussions des ministres de l’industrie des Vingt-sept, réunis en Conseil Compétitivité informel les 14 et 15 juillet à Louvain-La-Neuve (Belgique). Cette session avait pour thème la nouvelle politique industrielle dans le contexte de la stratégie UE 2020 pour la croissance et l’emploi. Les ministres ont en effet souligné le rôle central que doit jouer la politique d’innovation européenne dans la transition vers une industrie plus compétitive au niveau mondial. Ils ont appelé à développer des articulations claires avec d’autres politiques (commerciale, concurrence, emploi, formation, etc.). La commissaire européenne Máire Geoghegan-Quinn en charge de l’innovation et de la recherche et son collègue à l’industrie, Anonio Tajani, participaient à la réunion. La Commission publiera avant la fin de l’année deux initiatives phares, l’une sur l’innovation et l’autre sur la politique industrielle, et entreprendra une révision à mi-parcours du Small Business Act (SBA) dans le courant du mois d’octobre. « Il y a de bonnes choses dans le SBA et il ne faut pas le détricoter. Mais c’est vrai qu’il faudrait plus insister sur l’innovation, notamment au niveau de l’organisation, de la gouvernance et du financement afin de favoriser l’innovation et l’émergence de PME innovantes », a déclaré Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l’Economie qui présidait la réunion. Et Antonio Tajani d’ajouter : « il y a une pression de la part des États membres pour insister davantage sur l’innovation dans le SBA ». Les politiques de clustering ont, en ce sens, été mentionnées par les ministres comme un outil porteur pour la diffusion de l’innovation. Il s’agit notamment de favoriser les dispositifs collaboratifs qui favorisent la transformation des résultats de la recherche en innovation dans les entreprises. Parallèlement, il a été demandé de faire preuve de plus de créativité pour financer l’innovation : « Nous avons eu une réflexion sur le rôle de la Banque européenne d’investissement et son fonds européen d’investissement, qui devraient être plus audacieux que les opérateurs privés », a précisé M. Marcourt. La plupart des délégations ont également insisté pour que l’on améliore l’efficacité des programmes de financements actuels ainsi que l’accès au capital risque. Enfin, les ministres ont plaidé pour améliorer l’environnement des PME : faciliter leur accès aux marchés internationaux, simplifier les charges administratives pour les PME et pour un non-alourdissement des coûts dû à la transition vers une économie verte. M. Marcourt a également souligné la perspective d’un accord politique sur la directive sur la lutte contre les retards de paiement : « J’ai été chargé d’aboutir à un accord avec le Parlement européen sur la directive relative à la lutte contre les retards de paiements dans les transactions commerciales (ndlr : qui vise à réduire la fréquence des retards de paiements dans les transactions commerciales et raccourcir les délais de paiements accordés aux administrations publiques). « Ce mandat du Conseil a pour conséquence d’autoriser un accord rapide, on a ainsi gagné de six mois à un an dans la procédure », a indiqué le ministre. La réunion devait se prolonger dans l’après-midi du 15, conjointement avec les ministres de la recherche (qui devaient se réunir seuls le lendemain). Partenariat avec l’Afrique Au cours de la session consacrée à la transition vers une industrie plus compétitive au niveau mondial, les ministres ont appelé à accorder une attention particulière à l’accès aux matières premières et aux ressources naturelles, « qui est un des atouts de nos concurrents et un de nos problèmes clés ». Antonio Tajani a insisté sur les liens futurs à établir avec l’Afrique : il faut un accord avec l’Afrique. « La Chine n’a pas d’intérêt géopolitique, nous, nous avons des intérêts à défendre la stabilité et la croissance de l’Afrique. (…) Nous pouvons par ailleurs leur apporter la qualité de nos produits », a-t-il déclaré. |
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Les perspectives de l’industrie européenne se détériorent -
