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Business & compétitivité / Marchés publicsImprimer l'article | ![]() Administration en ligne71 % des services publics de base accessibles en ligne dans l’UEPar Nathalie Vandystadt | jeudi 19 novembre 2009
Accéder aux services publics en ligne n’est pas chose aisée dans toute l’UE. Seuls six pays - Autriche, Malte, Portugal, Royaume-Uni, Suède et Slovénie – se démarquent en donnant accès à vingt services de base (ex : enregistrement d’une entreprise, changement d’adresse, information sanitaire, demande de passeport, paiement d’impôts). Mais globalement, les progrès sont indéniables, selon un rapport de la Commission publié le 19 novembre suite à l’adoption d’une « déclaration politique » par les ministres chargés de l’« e-government » (administration en ligne), à Malmö en Suède (1). 71 % des services de base sont disponibles en ligne via des portails ou des sites web, contre 59 % en 2007. D’autres Etats membres restent à la traîne, notamment Grèce et Europe centrale et orientale. MARCHÉS PUBLICSLes plus intéressées sont bien sûr les entreprises, désireuses d’en finir avec la paperasserie, comme celle exigée par les marchés publics. « Plus les formalités administratives seront faisables en ligne, moins il y aura de bureaucratie et meilleure sera la transparence », souligne Eurochambres, l’association européenne des Chambres de commerce et d’industrie. Selon le rapport, la passation de marchés publics en ligne atteint environ 60 % dans l’UE. C’est encore loin de l’objectif de 100 % à l’horizon 2010 fixé dans le plan d’action i2010 pour l’administration en ligne. « Comme le montre une récente étude, a renchéri le secrétaire général d’Eurochambres, Arnaldo Abruzzini, à Malmö, les procédures électroniques conduiront à davantage de candidats et, partant, à une concurrence accrue qui pourrait créer des économies de l’ordre de 150 milliards d’euros à l’échelle de l’UE ». La présidence suédoise a en tout cas souhaité donner de l’importance au sujet : la déclaration ministérielle adoptée le 18 novembre au soir sera valable jusqu’à 2015. Alors que les deux précédents documents avaient une durée de vie de deux ans (Manchester 2005, et Lisbonne 2007). Cette feuille de route poursuit trois objectifs non contraignants : accès pour les entreprises et les citoyens à des services publics en ligne adaptés à leurs besoins, mobilité à l’intérieur du marché unique et efficacité des services ( Europolitique n° 3863). L’objectif est aussi de faire davantage participer les utilisateurs : « L’engagement de passer d’une approche universelle uniforme à une approche personnalisée est plus susceptible de répondre aux besoins des utilisateurs et ouvrira la voie à des services publics plus interactifs et sensibles à la demande », a argué Siim Kallas, commissaire chargé de l‘Administration. Pour sa collègue à la Société de l’information, Viviane Reding, « économiser les deniers publics dans la conjoncture économique actuelle doit être une priorité. Malgré la diminution des ressources disponibles, il faut offrir des services publics transfrontaliers de meilleure qualité pour maximiser l’investissement consacré à l’administration en ligne ». (1) www.europolitique.info > recherche = 261138 |
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