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Politiques sectorielles / Agriculture & pêcheImprimer l'article | ![]() PêcheRéforme de la PCP : le dialogue sur le volet social est engagéPar Anne Eckstein | jeudi 02 février 2012
La Commission européenne et les professionnels de la pêche, représentés par Europêche et le COPA-COGECA, d’une part, et les autres institutions - Parlement européen et Conseil -, d’autre part, entrent progressivement dans le vif du sujet en ce qui concerne la réforme de la politique commune de la pêche (PCP). Pour Europêche, très critique au départ, il y a des progrès, la Commission ayant présenté, entre autres, un document de travail sur la dimension sociale de cette réforme. Le rapporteur Alain Cadec (PPE, France) s’est montré nettement plus critique lors d’un débat organisé le 30 janvier par la commission de la pêche du Parlement. Ce qui devait être un débat s’est révélé être davantage une énumération de positions, parfois très tranchées, à l’image de celle défendue par Alain Cadec, pour qui « la proposition du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) prévoit de réduire la flotte européenne, de supprimer les subventions aux pêcheurs et de mettre en place une gestion par des quotas transférables. Elle est inacceptable en l’état. Il n’est fait aucune mention de création d’entreprises dans la pêche, ni d’accès des jeunes à la pêche. Le seul objectif avoué de la Commission est de reconvertir les pêcheurs vers des activités connexes à la pêche. Quant à l’objectif de préservation de la ressource, c’est notre préoccupation à tous, mais il me semble que la proposition de mise en œuvre de concessions de pêche transférable ne répondra pas à cet objectif. ». Une critique que ne rejette pas totalement Europêche sauf en ce qui concerne les concessions ou quotas transférables ou les subventions « en général ». L’organisation a une appréciation plus nuancée. Alors qu’elle regrettait l’absence de toute dimension socio-économique dans les propositions initiales, Europêche reconnaît qu’un premier pas – certes encore insuffisant - a été fait avec la proposition relative au FEAMP. Le document de travail soumis par la Commission en ce début d’année « fait un pas de plus dans la bonne direction », estime Europêche, pour qui « il y a quand même des bonnes choses dans le FEAMP ». Sur la question des concessions, les positions sont très divergentes entre Etats membres : Espagne, Danemark et Pays-Bas y sont favorables alors que la France s’y oppose farouchement, rappelle Europêche. Quant aux subventions, l’organisation admet avec Ernesto Penas Lado, directeur pour la coordination politique à la DG MARE, que pour que ce secteur soit viable, il faudra abandonner les subventions. Mais pas toutes les subventions, précise Europêche pour qui si l’on peut supprimer les aides à la construction ou au déchirage, il faut maintenir celles destinées à la modernisation de la flotte et à l’accompagnement socio-économique de la restructuration. Une réunion de travail est prévue entre Europêche et le rapporteur dans la semaine du 6 au 10 février et avec la commissaire Maria Damanaki, le 10 février. |
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