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Politiques externes / Agriculture & pêcheImprimer l'article | ![]() UE/Etats-UnisOGM : Washington opte pour la négociation non pour des sanctionsPar Brian Beary, à Washington | vendredi 27 août 2010
Malgré la pression croissante de ses agriculteurs, l’Administration américaine reste réticente à ressaisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour obtenir le droit d’imposer des sanctions contre l’UE à propos des restrictions européennes sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Ron Kirk, le représentant américain au Commerce, a ainsi déclaré, le 28 juillet lors d’une conférence de presse : « Nous obtiendrons de bien meilleurs résultats en essayant de résoudre le différend transatlantique sur les OGM par des négociations directes que par le biais de l’OMC ». Ron Kirk s’est dit « très encouragé » par le commissaire John Dalli, (Santé et protection des consommateurs) qui s’est « publiquement engagé à suivre une approche beaucoup plus transparente et fondée sur la science pour l’approbation des OGM ». Ron Kirk s’exprimait alors même que la Commission européenne venait d’autoriser l’importation de six variétés de maïs OGM. Deux jours plus tôt, l’American Farm Bureau, principal lobby agricole des États-Unis, l’avait exhorté à revenir à l’OMC pour demander que l’UE soit pénalisée pour ne pas se conformer à un arrêt rendu en 2006 par l’Organisation : l’UE avait alors été condamnée par l’OMC pour son très long processus (de plusieurs années) d’approbation des demandes de cultiver ou d’importer des OGM. M. Kirk a estimé que la relance d’une procédure dans le cadre de l’OMC ne serait d’aucune aide pour les exportateurs américains parce qu’il faudrait des années pour aboutir à une conclusion. Il avait entamé son intervention face à la presse en rappelant que l’objectif prioritaire du président Obama, en matière de politique commerciale, était de doubler les exportations des États-Unis d’ici 2014 par la promotion et le financement des exportations et l’amélioration de l’accès au marché. Commentant la proposition de la Commission du 13 juillet autorisant les États de l’UE à interdire ou de permettre des cultures OGM sur leur territoire, M. Kirk a précisé : « Nous avons exprimé nos préoccupations » au commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht. « Nous voulons un processus ouvert, transparent », dit-il, ajoutant : « vous ne serez pas en mesure de le faire si chaque Etat membre vient avec ses propres règles ». Pour l’heure, une seule variété de maïs OGM est autorisée à la culture dans l’UE. Il est cultivé dans cinq États membres et interdit dans six autres. Étant donné que la majorité du maïs, du coton et du soja cultivés aux États-Unis est génétiquement modifié, les agriculteurs américains affirment que les restrictions de l’UE sur la culture, l’importation et la commercialisation des OGM leur occasionnent un préjudice commercial. M.Kirk a lié ces restrictions au sentiment protectionniste qui, admet-il, existe aux États-Unis. « Si vous voulez changer les attitudes aux Etats-Unis, que l’Europe s’ouvre à la viande bovine et aux OGM américains », a-t-il dit. Le boeuf américain peine en effet à pénétrer les marchés européens en raison de l’utilisation, par les engraisseurs américains des hormones de croissance, interdites dans l’UE. |
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La Commission propose de simplifier le cadre législatif -
