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Politiques sectorielles / Politiques sectoriellesImprimer l'article | ![]() Conseil CompétitivitéLes véhicules électriques, une priorité pour l’UEPar Dafydd ab Iago | lundi 08 février 2010
L’appui au développement de véhicules électrique est l’un des dossiers à l’ordre du jour Conseil Compétitivité informel, qui se tient du 7 au 9 février à San Sebastian (Espagne). Les Vingt-sept devaient examiner le 9 février un rapport de la présidence espagnole sur le sujet. Désireux de protéger leurs importantes industries automobiles et des énergies renouvelables, les Espagnols estiment que les véhicules électriques peuvent être une réponse aux problèmes à la fois économiques et climatiques de l’UE. Si les pays de l’UE n’agissent pas de manière concertée pour le développement de la voiture électrique, cette industrie se développera ailleurs, notamment en Asie, a mis en garde la ministre espagnole des Sciences Cristina Garmendia. « Ne pas prendre position, c’est décider que la voiture électrique peut se développer sans le savoir européen », a-t-elle déclaré devant la presse. Le rapport note que des pays comme les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Australie et Israël investissent « massivement » dans la mobilité électrique. « Dans l’UE, des programmes de véhicules électriques d’ambitions variables ont été développés en France, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, au Danemark, au Portugal et en Pologne », dit-il. Selon le rapport, l’UE devrait en premier lieu se pencher sur la promotion des technologies et des infrastructures nécessaires à des véhicules propulsés par des batteries. Dans ce cas, suggère-t-il, la Commission ne devrait-elle pas définir une stratégie européenne globale pour ces véhicules à accumulateurs ? Et ne devrait-elle pas mettre en place une structure incluant les parties prenantes pour coordonner les politiques et assurer l’uniformité et la cohérence entre des initiatives connexes dans l’Union ? Le rapport énumère une série de défis liés à la promotion de la « mobilité sur pile » : la production des véhicules et des composants, en particulier le développement technologique des batteries ; la disponibilité des matières premières nécessaires, car de nombreux composants ne se trouvent que hors d’Europe, et parfois dans les régions politiquement « instables ». Sont également évoquées les pénuries de compétences et la difficulté de réunir les ressources financières. Une interopérabilité, au niveau de l’UE, de la tarification des infrastructures et du système d’alimentation électrique est considérée comme une nécessité, tout comme une bonne gestion des pics de demande de cette nouvelle électricité, de son relevé et de son paiement. Le rapport suggère de discuter des performances énergétiques et environnementales, via notamment une limitation des émissions de CO2 des voitures et des carburants ainsi que par le régime européen d’échange de droits d’émissions (ETS). n Rapport : www.europolitique.info > recherche = 265948 |
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