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Politiques sectorielles / DéfenseImprimer l'article | ![]() DéfenseLe « tout en anglais » des militaires de l’UEPar Paul Ames | mercredi 04 mai 2011
Les hauts gradés d’Europe ont ouvert le débat sur l’opportunité de faire de l’anglais la langue commune des forces armées des Etats membres de l’UE dans le cadre de la politique de coopération militaire. « Ce qui a été beaucoup discuté aujourd’hui c’était l’entraînement, les exercices et l’éducation, et tenter, pour commencer, d’avoir une langue dans les forces militaires d’Europe », a indiqué le général Hakan Syrén, qui préside le Comité militaire de l’UE. Le Suédois a ajouté que la question linguistique avait été soulevée en réunion des chefs militaires des 27 Etats membres en mai. Cette réunion a aussi porté sur le projet de mission militaire de l’UE pour étayer l’effort humanitaire en Libye. Si, pour des raisons pratiques, l’anglais est déjà très répandu comme lingua franca de facto pour les opérations et les exercices militaires européens, suggérer d’en faire une langue commune institutionnalisée ne manquera pas d’irriter ceux des Etats membres qui entendent défendre l’usage international de leur langue. M. Syrén a déclaré que selon son expérience sur le terrain, une seule langue de travail était recommandable. « Si vous devez coopérer, vous devez communiquer », a-t-il indiqué en conférence de presse. « Les missions que j’ai vues au fil des ans en Afghanistan et en Bosnie, au Kosovo, au Tchad, à différents endroits, l’anglais était la langue. C’est l’interopérabilité : l’anglais et le système métrique ». LIBYE-SOMALIESelon M. Syrén, le commandement militaire de l’UE élabore des plans de soutien armé aux opérations humanitaires en Libye, malgré le fait que les Nations unies n’ont pas demandé cette mission. Le Comité militaire de l’UE doit recevoir les plans détaillés de la mission, la semaine prochaine, des mains du contre-amiral Claudio Gaudiosi qui, en même temps, entamera le processus d’assemblage de forces en contactant les pays qui veulent participer à la mission. Hakan Syrén a reconnu que l’Office de coordination des Affaires humanitaires des Nations unies n’a pas fait la demande, indispensable pour déclencher l’opération d’aide à la ville assiégée de Misrata en Libye. M. Syrén a annoncé que les militaires élaboraient des options en vue d’une éventuelle expansion du théâtre des opérations des patrouilles européennes contre les pirates au large de la Somalie, et d’une prolongation de la mission de formation de Somaliens en cours en Ouganda. Il prévoit une décision sur ces deux opérations l’été prochain. Le général s’est dit encouragé par le ralliement des hauts gradés des Etats membres au projet d’expansion de la coopération de leurs militaires avec davantage de mise en commun et de partage de matériel, et davantage d’exercices, de formation et de maintenance en commun pour répondre aux budgets militaires en diminution. « Il y a un soutien, c’est transparent, pour faire avancer cela, je ressens un changement d’attitude », a indiqué M. Syrén. « La réalité avec laquelle nous vivons, c’est que l’économie est sous contrainte et qu’il nous faut faire avec ». |
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La mission en Libye, « le modèle pour l’avenir » -
