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Politiques sectorielles / RechercheImprimer l'article | ![]() RechercheLe CCR recentre ses activités sur les nouvelles priorités de l’UEPar Marie-Martine Buckens | mardi 24 avril 2012
L’année 2011 a consacré la longue mue entamée par le Centre commun de recherche (CCR) de l’UE depuis sa création en 1957. Dorénavant, explique son directeur général, le Français Dominique Ristori, le CCR – seul service de la Commission européenne en charge de la recherche directe – a repositionné ses activités en soutien scientifique aux grandes politiques européennes, en particulier la stratégie Europe 2020. Au cours de 2011, peut-on lire dans le rapport annuel qu’il vient de publier (1), le Centre a également renforcé ses liens avec les gouvernements nationaux, certains grands partenaires comme l’Agence américaine de l’océan et de l’atmosphère (NOAA), la communauté scientifique mais aussi l’industrie. Les responsables européens – au sein de la Commission du Parlement ou du Conseil – sont de plus en plus confrontés à des dilemmes requérant un solide bagage scientifique, ajoute Dominique Ristori, que ce soit dans des domaines tels que les réseaux intelligents, les organismes génétiquement modifiés, les nanotechnologies ou les produits chimiques dangereux. Autant de domaines où le CCR a apporté sa contribution. A la demande des responsables de l’UE, mais aussi de l’industrie ou d’organismes régionaux. Au total, le CCR a publié en 2011 plus de 1 350 publications. Le « véritable cerveau de l’UE » comme l’appelle la commissaire européenne en charge de la recherche, Maire Geoghegou-Quinn, s’est également penché au cours de 2011 sur la prévention de la cyber-criminalité, l’amélioration de la qualité de l’air, tout en poursuivant sa surveillance des polluants dans l’eau et le sol ou encore l’état des forêts dans le monde, en collaboration avec la FAO. Mis sur pied dans le cadre du traité Euratom, les activités de recherche nucléaire se sont réduites au fil des années et ne font plus l’objet d’études que dans deux des sept centres de recherche du CCR, à Karlsruhe en Allemagne, centre spécialisé sur les éléments transuraniens, et à Ispra où des tests de stress nucléaires sont réalisés de même que des activités de soutien dans le cadre de « l’après » Fukushima. Le démantèlement des installations nucléaires du centre de Geel s’est par ailleurs poursuivi dans le courant de 2011. Repère Le CCR a été créé en 1957. Initialement dénommé Centre commun de recherche nucléaire, il perd son adjectif en 1970 et ses activités se diversifient. Il compte sept instituts, partagés entre les sites de Petten (Pays-Bas), Geel (Belgique), Karlsruhe (Allemagne), Ispra (Italie) et Séville (Espagne). Le personnel scientifique et technique s’élève à 2 828. Ses dépenses se sont élevées en 2011 à 368,5 millions d’euros, auxquels il convient d’ajouter 26,3 millions d’euros pour le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des déchets. (1) http://ec.europa.eu/dgs/jrc/downloads/jrc_ar_2011.pdf |
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