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Conseil Compétitivité

La science au cœur de l’agenda européen

Par Sophie Mosca | lundi 08 février 2010

Réuni en session informelle à Saint-Sébastien (Donostia) du 7 au 9 février, le Conseil Compétitivité a soutenu le 8 février la Déclaration de Donostia, qui revendique une science responsable face à la crise et capable d’apporter des solutions à court terme. Les ministres de la Science et de l’Innovation belge, allemand, hongrois, irlandais, letton, luxembourgeois, polonais, portugais et norvégien participent à cette réunion présidée par la ministre espagnole Cristina Gamendia. Le reste des délégations est représenté en grande partie par des vice-ministres.

PRÉOCCUPATION PREMIÈRE : LA REPRISE

La première session était consacrée aux défis actuels liés au lancement de l’Espace européen de la recherche et le rôle que la science peut jouer dans la reprise et la croissance économique. Trois axes principaux étaient à l’ordre du jour : l’intégration, l’implication et l’inclusion. Le premier point a pour objectif de doter l’Espace européen de la recherche d’un poids institutionnel n’impliquant pas plus de bureaucratie mais visant au contraire à favoriser la mobilité, la carrière des chercheurs et l’élargissement de leurs droits professionnels. Le second concerne la dynamisation de la dimension sociale de la science, qui a pour but d’encourager l’implication de la recherche dans la lutte contre la pauvreté. Le dernier point se fixe comme mission de construire un système scientifique capable de fonctionner à l’échelle européenne de manière coordonnée et efficace.

AUTRES PROBLÉMATIQUES

Si le défi le plus pressant réside dans la reprise économique, d’autres problématiques, comme la recherche de nouvelles sources d’énergie, le changement climatique, le vieillissement de la population ou la santé sont inclues dans la « Déclaration de Donostia » qui met en avant la nécessité d’agir sur tous ces fronts. La science européenne a besoin d’un système plus rapide et plus simple. La ministre espagnole des sciences a indiqué de la présidence souhaitait par cette réunion «  encourager certains aspects qui permettront de rendre plus visible l’Espace européen de la recherche dans des domaines tels que la mobilité et la carrière des chercheurs, l’extension de leurs droits dans le cadre de leur profession, comme l’indique la Charte européenne de la recherche ». Soulignant que le thème de la mobilité des chercheurs sera présenté lors du Conseil sur l’emploi au mois de mars prochain, elle a mis en avant le large consensus dont il faisait l’objet entre les différents Etats membres. Elle a ajouté qu’elle voulait par ailleurs, avancer dans le domaine de la gestion de l’utilisation conjointe des infrastructures consacrées à la recherche, condition nécessaire à des projets européens ambitieux en matière de recherche. Donner une impulsion dans la construction de l’Espace européen de la recherche illustrerait selon elle parfaitement l’engagement des pays européens en faveur de la construction d’une Europe meilleure.



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