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Politiques sectorielles / RechercheImprimer l'article | ![]() RechercheLa Commission offre 6,4 milliards d’euros aux chercheursPar Dafydd ab Iago | lundi 19 juillet 2010
![]() Une série d’appels à propositions de recherche engageant 6,4 milliards d’euros provenant du 7e programme-cadre de recherche (7ePC) vont être publiés le 20 juillet. Ce financement, « le plus important jamais réalisé dans ce domaine », couvre toute une gamme de disciplines scientifiques, de domaines de politique publique et de secteurs commerciaux, précise la Commission européenne le 19 juillet. Il s’agit de renforcer la compétitivité de l’Europe et de relever des défis sociétaux tels que le changement climatique, la sécurité énergétique et alimentaire, la santé et le vieillissement de la population. La Commission prévoit 16 000 participants issus d’organismes de recherche, d’universités et de l’industrie, dont environ 3. 000 PME. Elle va même jusqu’à chiffrer à 165 000 le nombre d’emploi que va permettre de créer cette enveloppe financière. Sur cette somme, 600 millions d’euros sont prévus pour le domaine de la santé, 1,2 milliard pour les technologies de l’information et la communication (TIC) et plus de 1,3 milliard est réservé aux scientifiques les plus créatifs sélectionnés par le Conseil européen de la recherche. Enfin des bourses de mobilité, pour un montant de 772 millions d’euros, seront octroyées à 7 000 chercheurs hautement qualifiés dans le cadre d’actions « Marie Curie ». Les PME recevront près de 800 millions d’euros et, pour la première fois, des budgets leur seront réservés dans plusieurs domaines. Ainsi, dans les domaines de la santé, de la bio-économie fondée sur la connaissance, de l’environnement et des nanotechnologies, la participation des PME doit atteindre 35 % de la totalité du budget pour un certain nombre de thèmes. La Commission indique également que 206 millions d’euros seront accordés aux essais cliniques proposés par les chercheurs eux-mêmes en vue de garantir une commercialisation plus rapide des nouveaux médicaments. Pour les nanotechnologies qui recevront 270 millions d’euros, l’accent sera mis sur les activités de recherche qui pourraient aboutir à des possibilités de brevetage et de commercialisation. Par ailleurs, 600 millions d’euros au titre du financement des TIC sont destinés aux infrastructures de réseaux et de services de nouvelle génération, à la robotique, aux composants électroniques et photoniques, et aux technologies des contenus numériques. Plus de 400 millions d’euros seront consacrés aux activités de recherche sur la manière dont les TIC peuvent permettre de relever certains défis tels qu’une économie à faible intensité de carbone, une société vieillissante, et des usines adaptables et durables. En 2011, 90 millions d’euros seront également consacrés au partenariat public-privé sur l’avenir de l’internet, afin de renforcer l’« intelligence » des infrastructures européennes clés. « Nous offrons 6,4 milliards d’euros aux chercheurs et aux innovateurs qui réaliseront des projets de pointe portant sur des grands défis économiques et sociétaux : changement climatique, sécurité énergétique et alimentaire, santé et vieillissement de la population. Il s’agit d’une incitation économique considérable et efficace, et d’un investissement dans notre avenir », a déclaré la commissaire à la Recherche, Máire Geoghegan-Quinn. La Commission note que l’évaluation des réponses prendra trois à quatre mois. Les fonctionnaires ont promis de réduire le temps moyen s’écoulant entre la clôture de l’appel et la signature des contrats, qui est actuellement de 350 jours. Pour les appels, voir : http://cordis.europa.eu/fp7/dc/index.cfm Repère Le budget alloué en 2011 aux appels à propositions du 7ePC s’élève à 6,4 milliards d’euros : c’est 12 % de plus qu’en 2010 (5,7 milliards d’euros) et 30 % de plus qu’en 2009 (4,9 milliards d’euros). Le budget total du 7ePC (sans Euratom), qui couvre la période 2007-2013, est de 50,5 milliards d’euros. La Commission prévoit un total de 210 millions d’euros pour la recherche dans le domaine de l’énergie, dont la majeure partie sera allouée aux énergies renouvelables (137 millions), aux réseaux électriques intelligents (50 millions), à la technologie de capture et stockage du carbone (36 millions). La recherche dans le domaine de l’efficacité énergétique, toutefois, ne recevra que 15 millions d’euros. L’environnement dispose d’un budget de 240 millions d’euros. La recherche sur l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets reçoit 70 millions d’euros. Le même montant est prévu pour les méthodes de production respectueuses de l’environnement. La gestion efficace des ressources naturelles bénéficie de près de 100 millions d’euros. |
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Le budget de la R&D sera une « cible facile » (Geoghegan-Quinn) -
