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UE/ONU/Climat

L’UE divisée sur sa représentation au Conseil du Fonds vert

Par Anne Eckstein | lundi 02 avril 2012

En dépit de longues discussions, les Vingt-sept (Coreper) n’ont pu s’entendre, le 30 mars, sur la représentation de l’Union européenne au sein du Conseil de direction du Fonds vert. Créé dans le cadre de la Convention climat, le Fonds vert financera des activités d’atténuation et d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. L’UE, qui pourrait disposer de sept sièges au sein du groupe représentant les pays industrialisés dans ce Conseil, devait préciser au Secrétariat de la Convention, pour le 31 mars au plus tard, quels seraient les pays qui les occuperaient. Incapable de s’entendre au plan interne, l’UE ne pourra, à ce stade, pas présenter de délégation commune à la prochaine réunion des pays industrialisés qui se tiendra à Genève fin avril. Les Etats membres candidats vont donc s’y présenter à titre individuel.

Des réunions de coordination entre représentants des Etats membres devraient toutefois se poursuivre à Genève au cours des prochains jours pour tenter d’aplanir les difficultés.

L’UE devrait disposer de sept sièges, parmi ceux dévolus au Groupe des pays industrialisés, au Conseil du Fonds vert. «  Devrait », car cette répartition doit être confirmée lors de la première réunion de groupe fin avril. Reste à savoir qui occupera ces sièges. La présidence danoise avait initialement prévu des représentations «  tournantes ». Inacceptable pour la France et l’Allemagne, qui ont exigé un siège permanent. Le projet de compromis discuté le 30 mars au Coreper prévoyait la répartition suivante : 3 sièges permanents (Royaume-Uni, 1 ; Allemagne, 1, France, 1) + 3 sièges « tournants » (1 pour l’Espagne et l’Italie, 1 pour la Suède, le Danemark et les Pays-Bas et 1 pour la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque) ; le 7e siège étant attribué à la Commission européenne. Cette proposition aurait fait l’objet de réserves de sept Etats membres dont la Pologne qui demande également un siège permanent ainsi qu’une meilleure représentation des nouveaux Etats membres. A l’issue des débats, la présidence danoise n’a pu que constater le désaccord et «  espérer qu’une solution pourra être trouvée en temps utile alors que l’UE va engager les négociations avec les autres pays industrialisés ». 

Le Fonds vert a été créé lors de la Conférence de Cancun sur le climat, en 2010 ; il s’est concrétisé lors de la conférence de Durban en décembre 2011. Il aura pour tâche de mettre en œuvre la majeure partie du financement du changement climatique, qui devrait atteindre 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020. Un comité transition chargé de mettre en place ses structures définitives est actuellement composé de 40 membres dont 15 représentent les pays industrialisés et 25 les pays en développement (Afrique 7 ; Asie 7 ; petits pays insulaires 2 ; pays les moins avancés 2). Enfin, la décision fixant le siège du Fonds sera prise au Qatar, en décembre 2012. L’Allemagne a déposé la candidature de Bonn, qui accueille déjà le secrétariat de la Convention climat.



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