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Politiques sectorielles / RechercheImprimer l'article | ![]() Conseil Compétitivité/RechercheL’UE a besoin de scientifiques entrepreneursPar Tamás Kugyela | mardi 21 février 2012
La transformation des régimes de recherche et innovation financés majoritairement par le secteur public en systèmes où l’investissement vient du secteur privé évolue différemment selon les Etats membres, ont constaté les ministres de la Recherche de l’UE, réunis le 21 février. Ils ont aussi souligné la nécessité d’un effort de convergence des différents programmes nationaux pour encourager l’innovation. Et ont abordé le renforcement des outils côté demande pour faire progresser la recherche pertinente pour l’économie, et l’apport des ressources humaines que cela implique. Le rapport annuel sur la croissance pour 2012 de la Commission européenne, base des travaux de ce jour, propose aux Etats membres de donner, dans les années à venir, la priorité aux dépenses suscitant la croissance : éducation, recherche, innovation et énergie. La commissaire Máire Geoghegan-Quinn (Recherche, Innovation et Science) a déclaré que les efforts actuels ne suffiraient pas à atteindre la part de PIB à consacrer à la recherche et l’innovation, qui avait été convenue dans la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi. « Les objectifs fixés par certains Etats membres ne sont pas assez ambitieux. Même s’ils étaient atteints, le seuil de 3 % serait encore hors de portée. Nous ferons un bilan en 2014 : d’ici là, les Etats membres doivent s’engager au financement du programme pluriannuel pour projeter les résultats ». Les pays européens les plus riches se sont souciés de questions techniques : simplifier et accélérer les procédures administratives et accéder aux financements publics. Le Portugal a d’autres soucis, comme l’illustrent les propos de la secrétaire d’Etat Maria Leonor Parreira : « Il est vital que le système reste attrayant et que des gens très compétents restent au pays. Il faut créer des opportunités d’emploi pour les personnes hautement qualifiées ». Elle a invité le Conseil à préciser les domaines de la politique de cohésion où la recherche et l’innovation sont à protéger. La Pologne a fait part de sa carence d’experts dans certaines professions : la réforme de l’éducation vise désormais à accroître le nombre d’ingénieurs et de scientifiques. Le ministre a proposé une formation en « managers d’innovation » qui fassent le lien entre le monde universitaire et le marché. La Roumanie compte lancer un programme de formation d’entrepreneurs pour chercheurs, afin de les préparer aux démarches indispensables à une société commerciale. La Suède a donné un avant-goût des débats sur le financement à lancer cet automne : « Nous n’accueillons pas favorablement un fonds d’investissement au niveau européen pour exploiter les ressources des fonds structurels », a déclaré le secrétaire d’Etat Peter Honeth. Plusieurs Etats membres ont demandé une solution rapide au débat sur le brevet unique européen, ce qui pourrait fortement booster les efforts d’innovation européens. |
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