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Politique de défense

L’OTAN craint l’impact des réductions des budgets de défense

Par Paul Ames | mercredi 23 juin 2010

Les responsables de l’OTAN sont de plus en plus préoccupés par l’impact sur la défense des coupes budgétaires décidées par les gouvernements européens, après que le Danemark s’est retiré du projet Allied Ground Surveillance (AGS). « Je regrette vivement cette décision », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen. L’AGS vise à élaborer un système aéroporté de surveillance terrestre à distance de sécurité. «  Le retrait du Danemark de ce programme envoie le mauvais signal à nos forces armées et aux autres Alliés », a déclaré l’ancien Premier ministre danois, le 23 juin.

Bien que la contribution du Danemark représente seulement 3,5 % d’un projet estimé à 1,5 milliard d’euros, la décision du gouvernement danois est un coup dur pour l’Alliance. Il a fallu des années d’études et de négociations pour que 15 pays alliés arrivent à un accord, l’an dernier, sur le lancement du projet qui est censé être un élément majeur dans la reconnaissance du champ de bataille. Mais, selon le ministre danois de la Défense, Gitte Lillelund Bech, ces réductions s’intègrent dans un plan de réduction du budget de défense de 1,4 milliard de couronnes (190 millions d’euros).

C’est la première fois que la crise financière amène un allié de l’OTAN à se retirer d’un gros contrat international, note le porte-parole de M. Fogh Rasmussen.

D’autres pays réduisent sensiblement leur budget de défense. Le nouveau gouvernement néerlandais devra étudier un vote du parlement sortant sur le retrait du projet de développement Joint Strike Fighter, dirigé par les Etats-Unis. En mars dernier, le Royaume-Uni a réduit sa commande de transporteurs militaires Airbus A400M de 25 à 22 appareils. La France vient d’annoncer qu’elle réduirait son budget de défense de 5 milliards d’euros sur les trois ans à venir.



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