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Politiques sectorielles / Agriculture & pêcheImprimer l'article | ![]() AgricultureL’interdiction française du maïs transgénique critiquéePar Ed Bray | mercredi 04 avril 2012
Alors que la saison des semis a commencé, le gouvernement français est sous le feu des critiques de la part des cultivateurs de maïs et semenciers, pour avoir imposé une nouvelle interdiction sur la culture du maïs transgénique, après que la première interdiction a été jugée illégale par la plus haute cour. Paris a renouvelé son interdiction le 16 mars en la motivant par les résultats d’une étude sur la sécurité du maïs transgénique Bt11 publiée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) en décembre 2011. Cette étude indique que la culture de ce maïs pose des « risques significatifs pour l’environnement » - y compris un impact négatif possible sur les populations d’insectes sensibles - qui concernent le MON810, selon l’ancienne ministre française de l’Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais l’association des producteurs de maïs (AGPM), le groupe des semenciers (UFS) et le groupe interprofessionnel (FNPSMS) ont contesté l’interdiction auprès de la plus haute cour, arguant qu’elle ne repose sur aucune justification scientifique et qu’elle coûterait cher aux agriculteurs. Ces associations ont de bonnes raisons d’espérer puisque la précédente mesure de protection introduite par la France a été jugée illégale par le Conseil d’Etat, en novembre 2011. L’arrêt, basé sur un jugement similaire rendu par la Cour européenne de justice, a conclu que cette mesure n’avait pas été suffisamment motivée. Six autres Etats membres ont interdit la culture du maïs MON810, seule culture transgénique européenne pour l’alimentation humaine et animale : Allemagne, Autriche, Hongrie, Grèce, Luxembourg et Bulgarie. L’EFSA évaluera si la demande de la France est étayée par de nouvelles preuves, a indiqué la Commission. |
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