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Social / Marché intérieurImprimer l'article | ![]() Tribune libreL’entrepreneuriat social au cœur du modèle économique européenMichel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur et aux Services | jeudi 17 novembre 2011
Remettre les citoyens au cœur de notre économie, leur redonner confiance dans un projet politique collectif et remettre l’Union européenne sur les rails de la croissance et de la compétitivité dans un monde global : ce sont les défis que nous devons aujourd’hui relever pour que l’Union européenne reste un espace de prospérité, de paix et de stabilité, un espace où la cohésion sociale et territoriale est renforcée, un espace de production et d’innovation dans lequel il est possible de construire un avenir prometteur. Nous devons vaincre la peur, la tentation actuelle du repli sur soi et du populisme, et tenir la barre fermement au moment où les conséquences économiques et sociales d’une crise financière d’une violence inouïe frappent de plein fouet le continent européen. Les citoyens sont prêts à plus d’Europe, car ils voient bien qu’on ne peut pas affronter les crises globales chacun chez soi ou chacun pour soi. Alors, pourquoi l’entrepreneuriat social est-il si important ? S’intéresser à ces entreprises et à ces entrepreneurs d’un autre type ne nous dispense pas de consolider nos finances publiques, car on ne construit pas de la croissance avec des dettes. Cela ne nous dispense pas non plus de prendre des mesures urgentes pour stabiliser l’économie européenne. A cet égard, l’accord du Conseil européen 27 octobre représente un pas en avant significatif. Enfin, cela ne nous dispense non plus de mener à bien notre agenda de régulation financière pour qu’au bout du compte aucun acteur financier, aucun produit financier, aucun marché n’échappe à une supervision efficace, à une régulation intelligente et à la transparence. Pour les citoyens, il faut relever la ligne d’horizon, ajouter un espoir : celui de retrouver de l’emploi, de la croissance et de la compétitivité. La crise bouscule comme jamais auparavant nos références. On ne pourra pas sortir de cette crise comme on y est entré. La croissance et la compétitivité de demain interpellent au plus au point notre créativité, notre capacité d’innovation et de réaction face aux changements qui s’imposent à un rythme dur à soutenir. La nouvelle croissance sera forcément plus sobre, plus verte, plus équitable et de gré ou de force les entreprises devront poser une empreinte sociale et écologique durable. Nous devons nous appuyer sur nos propres forces. Pour les Américains et les Chinois, la réalité est simple : la principale force de l’Europe aujourd’hui, c’est son grand marché. Cette force de l’Europe, il faut en utiliser tout le potentiel. C’est l’objectif de l’Acte pour le marché unique proposé par la Commission européenne en avril. Ce texte nous engage : douze leviers de croissance et 50 actions concrètes sur l’accès au financement des PME, la mobilité des citoyens, les marchés publics ou le développement du commerce électronique. L’entreprenariat social est l’un de ces leviers. Les entreprises sociales poursuivent des objectifs de développement social, éthique ou environnemental, mais elles doivent aussi respecter un modèle économique. Elles doivent équilibrer leurs comptes et gagner suffisamment d’argent pour pouvoir réinvestir dans l’avenir. Leur tâche n’est pas toujours facile. Nous voulons les accompagner en développant un environnement mieux adapté et mettre ces entreprises sur un pied d’égalité avec les entreprises classiques dans le marché unique. La Commission a adopté le 25 octobre le projet « entreprises responsables », que nous avons proposé avec mes collègues László Andor et Antonio Tajani. Ce projet comporte une communication sur l’entreprenariat social autour de trois axes avec des mesures pour faciliter l’accès des entreprises sociales au financement (cadre européen pour les fonds d’investissement solidaire, instrument financier européen doté de 90 millions d’euros, etc.), des mesures pour assurer une meilleure visibilité de l’entreprenariat social création d’une base de données publique des labels et certifications, mise en réseaux des acteurs, identification des bonnes pratiques), et enfin des mesures pour adapter l’environnement juridique des entreprises sociales (simplification des règles sur les marchés publics, révision des règles sur les aides d’Etat pour les services sociaux et locaux, etc.). Aujourd’hui à Bruxelles, nous engageons tous ensemble un grand débat européen pour l’entrepreneuriat social. C’est un point de départ. Nous voulons écouter et soutenir ceux qui en ont été les pionniers. Ces entreprises et ces entrepreneurs sont une chance pour l’économie sociale de marché compétitive qui doit redevenir l’ambition du modèle économique européen. Site de la conférence : http://ec.europa.eu/internal_market/social_business/index_fr.htm |
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L’immatriculation des véhicules simplifiée entre Etats membres -
