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Politiques externes / DéfenseImprimer l'article | ![]() PESD« Fortes divergences de vue » entre les Vingt-sept, selon M. VimontPar Brian Beary à Washington | vendredi 27 avril 2012
A l’ouverture d’une importante conférence sur la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), le secrétaire général exécutif du Service européen d’action extérieure (SEAE) a reconnu qu’il restait « de fortes divergences de vue » entre les Vingt-sept sur ce qu’ils attendent réellement de la PESD. Même si l’UE a lancé 24 opérations de sécurité au cours de la dernière décennie en Afrique, en Asie et en Europe « nous manquons un peu de confiance en nous sur les objectifs politiques que nous voulons atteindre »,selon Pierre Vimont. Il estime que « nous n’avons pas tous compris les implications » du traité de Lisbonne. Il a exhorté les Etats membres « à oublier leurs intérêts propres et à travailler rapidement », tout en reconnaissant que l’UE n’était « pas l’administration la plus rapide du monde ». La conférence, organisée par la délégation de l’UE à Washington le 26 avril, avait réuni hauts responsables de l’UE et des États-Unis en vue du sommet de l’OTAN à Chicago les 20-21 mai. A propos des relations parfois difficiles entre l’OTAN et l’UE, M. Vimont a affirmé que les choses allaient « dans la bonne direction » mais qu’il y avait encore des questions sans réponse, notamment jusqu’où veut aller l’Europe dans la planification de sa propre défense et comment les Etats membres de l’UE se spécialisent dans les nouvelles technologies de défense. L’approche nécessaire, a-t-il dit, est d’être plus souple et pragmatique sur ces questions. Phil Gordon, adjoint pour l’Europe et l’Eurasie au département d’Etat américain, a estimé qu’il y avait encore un manque de coordination entre l’OTAN et l’UE. Selon lui, l’état lamentable des relations entre la Turquie et Chypre reste un obstacle majeur à la coopération UE-OTAN, comme on l’a vu récemment au Kosovo, ajoutant : « je ne pense pas que nous pouvons nous permettre cela ». LE DÉFI AFGHANDans l’une des séances de travail, les représentants européens et américains ont fait le point sur leurs missions de renforcement des capacités en Afghanistan, le pays qui sera au centre du sommet de Chicago. Sur la formation de la police afghane, ils ont admis qu’il avait été difficile de trouver le juste équilibre entre « quantité » et « qualité ». La mission EUPOL de l’UE en la matière est désormais bien pourvue en termes de taille et de qualité et son rôle va devenir plus important après 2014, lorsque les dernières troupes américaines quitteront l’Afghanistan, a déclaré David Sedney, sous-secrétaire adjoint américain à la Défense. Il a noté que, après des années d’augmentation de la violence, les combats ont diminué l’année passée et la police afghane commence enfin à réduire son rôle combattant pour assumer celui de police de communauté. Européens et Américaines ont reconnu que les niveaux de financement pour leurs missions étaient suffisants, la question étant plutôt de savoir si les responsables politiques respecteront leur engagement de rester en Afghanistan jusqu’à 2024 pour renforcer sa capacité institutionnelle. n |
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