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Politiques sectorielles / Agriculture & pêcheImprimer l'article | ![]() AgricultureEtiquetage du bien-être animal : Madrid veut avancerPar Luc Vernet | jeudi 04 février 2010
Traditionnellement peu pressée d’évoquer les questions de bien-être des animaux, l’Espagne, qui assure la présidence tournante de l’UE, a pourtant relancé les discussions sur le sujet. Un questionnaire, soumis récemment aux experts, sera débattu le 22 février, lors de la prochaine réunion des ministres européens de l’Agriculture. Quels sont les outils les plus pertinents pour « récompenser » les producteurs des efforts accomplis en matière de bien-être des animaux ? Devrait-il coexister deux systèmes d’informations séparés, l’un pour chaque niveau de standardisation assorti d’un autre couvrant le « modèle européen » dans son ensemble ? Ce sont, en substance, les deux principales questions posées par la présidence espagnole de l’UE aux experts des Vingt-sept en vue de préparer le débat ministériel qui portera sur la communication de la Commission européenne sur le bien-être animal. Ce document, présenté en 2009, détaillait différentes options en matière d’étiquetage et suggérait la création d’un réseau des centres de référence spécifiquement chargés de la problématique de la protection des animaux. Le questionnaire espagnol souligne qu’il faut mieux « vendre » le modèle alimentaire européen de production synonyme de normes exigeantes en matière de sécurité alimentaire, d’environnement et de bien-être des animaux. Il précise également qu’il convient de s’interroger sur la nature contraignante ou volontaire des outils d’étiquetage privilégiés. Nouvelles ambitions pour le bien-être des animaux A l’occasion d’un séminaire organisé par la députée européenne libérale Marit Paulsen (Suède), le 4 février, au Parlement européen, la principale organisation européenne militant pour le bien-être des animaux, Eurogroup for animal, a rappelé que cette question était désormais « ancrée au cœur du traité de Lisbonne, ce qui la place à un niveau d’importance équivalent aux autres domaines politiques tels que la protection de l’environnement ou des consommateurs ». Elle réclame donc un nouveau plan d’action et préconise de nouveaux outils pour améliorer « de façon continue » le bien-être des animaux. De leur côté, les organisations professionnelles agricoles de l’UE (Copa et Cogeca) ont insisté sur la nécessité, pour l’Europe de mettre en place des normes uniquement si celles-ci sont fondées sur des preuves scientifiques et si elles s’appliquent aussi aux importations. « Les débats relatifs au bien-être animal prennent trop souvent une tournure émotionnelle », a déploré Pekka Pesonen, le secrétaire général de l’organisation. Le Copa et la Cogeca demandent que « les coûts dus à des normes plus strictes soient répercutés sur toutes les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement alimentaire ». |
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