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Politiques externes / Politiques externesImprimer l'article | ![]() UE/AfghanistanDoutes sur les capacités de Kaboul après le retrait des troupesjeudi 09 juin 2011
Le chef de la division Afghanistan et Pakistan du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) doute que le gouvernement afghan soit à même d’assumer plus largement la sécurité du pays après 2014, date de retrait des troupes internationales. « Nous avons des raisons d’être préoccupés par la base de transition, c’est-à-dire la remise au gouvernement afghan », a indiqué David Tirr. « Il nous faut des assurances que cette administration veut la même chose que nous (...) il y a un manque de confiance dans la viabilité du système », a-t-il ajouté le 8 juin lors d’un débat sur l’Afghanistan qu’a organisé, à Bruxelles, le think tank Security and Defence Agenda. David Tirr a reproché au président afghan Hamid Karzaï de « curieuses manières », parfois, lorsqu’il parle des Taliban dans des termes « qui n’ont rien pour le rendre attachant » aux yeux du peuple afghan et des donateurs internationaux qui financent son administration. Lors du débat, M. Tirr n’a pas été le seul orateur à souligner les difficultés de la remise du contrôle aux autorités afghanes, décidée au Sommet de l’OTAN à Lisbonne en novembre 2010. Le retrait des troupes devrait commencer cet été. L’envoyé civil de l’Alliance atlantique à Kaboul, Simon Gall, a prévenu que le niveau de sécurité et de démocratie que l’Afghanistan devrait atteindre d’ici la transition ne serait pas élevé. « Ce ne sera pas joli », a-t-il concédé. « Cela ne va pas faire de l’Afghanistan une démocratie moderne libérale, parce que ce n’est pas ce qu’est l’Afghanistan ». M. Tirr a invité l’UE et d’autres donateurs internationaux à user de l’influence que leur confère leur aide pour plaider pour une meilleure gouvernance, un respect du parlement, un pouvoir judiciaire indépendant et une presse libre. |
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